Mais pourquoi les végans sont-ils aussi méchants ?

Voilà donc un sujet bien sensible qui risque de m’attirer les foudres de pas mal de végans. Mais quand j’en vois un certain nombre se réjouir de la mort d’un torero, insulter des végétariens qui ne sont pas encore vegans, dire que les éleveurs sont tous des gros salauds, je me dis qu’effectivement, nous pouvons parfois nous montrer bien agressifs, voire carrément intolérants. Et qu’un peu de bienveillance ne ferait pas de mal à la cause que nous défendons, bien au contraire. Mais d’où vient-elle cette agressivité au juste?

De la compassion pour les animaux…

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L’histoire commence souvent de la même façon. Par une personne qui se demande un beau jour comment est produite la viande qu’elle a dans son assiette. Se renseigne. Découvre alors les coulisses de l’élevage industriel. Se dit que c’est pas possible que l’humain en soit arrivé à un tel niveau de barbarie. Veut faire quelque chose pour y mettre un terme. Devient végétarienne, puis vegane, puis même peut-être militante pour la cause animale. Sensibilise ses proches et appelle à plus de compassion envers les autres espèces.

Son désir de faire avancer les choses est comblé un court temps, ravie par le fait d’avoir fait un choix qu’elle estime juste et éthique. Mais devant l’indifférence quasi générale des autres pour les millions d’animaux tués pour le plaisir de nos papilles, de nos yeux, ou de notre garde-robe, c’est l’incompréhension la plus totale. On se dit que comme dans Matrix, la grande majorité des gens préfère prendre la pilule bleue. Une douche froide qui fait rapidement déchanter.

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… à l’intolérance pour autrui…

Alors l’intolérance pointe le bout de son nez, nourrie et renforcée par des sentiments grandissants de colère, de frustration, de déprime et d’impuissance, qui génère davantage encore d’intolérance. C’est un cercle vicieux. Le système est rejeté en bloc, et dans son sillon, quiconque y participerait de près ou de loin.

Sans même le savoir, cette personne qui prône l’amour de tous les êtres vivants tombe dans le jugement hâtif, le sentiment de supériorité, l’agressivité, voire la haine d’une espèce qui s’est octroyée le droit d’asservir toutes les autres. Envolées la bienveillance et l’empathie pour quiconque refuserait de changer.

 

 Extrait de la BD de Veggie Poulette: http://veggiepoulette.blogspot.in/2015/03/les-vegans-sont-mechants-extremistes-et.html

Extrait de la BD de Veggie Poulette: http://veggiepoulette.blogspot.in/2015/03/les-vegans-sont-mechants-extremistes-et.html

Cette histoire, vous l’aurez compris, c’est grosso modo la mienne. Mais je pense pouvoir dire sans me tromper que c’est aussi celle –dans les grandes lignes- de nombreux autres vegans. L’idée n’est pas de généraliser et dire que tous les vegans sont intolérants, mais plutôt de souligner la facilité avec laquelle on peut glisser vers ce genre de réactions sans même s’en rendre compte. Nous sommes humains, avec nos forces et nos faiblesses.

Pour ma part, je n’aimais pas la personne aigrie que j’étais en train de devenir. Alors j’ai peu à peu recalibré mon discours en m’efforçant de faire preuve de plus de douceur et bienveillance envers mon interlocuteur, ou même de le laisser tranquille tout simplement. Et je me suis rendue compte que j’avais bien plus d’impact comme cela.

 

… surtout sur les réseaux sociaux

Le virtuel déchaîne un degré d’agressivité qu’on ne se permettrait pas si nous avions la personne là, juste en face de nous. Il est toujours bien plus facile de tacler quelqu’un par écran interposé qu’en face à face. Et les végans n’échappent pas à la règle. C’est complètement fou tous ces messages de haine qu’on peut voir passer, en encore plus au sein même de certains groupes vegans sur Facebook qui t’insultent presque parce que tu avoues avoir du mal à te passer de fromage.

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On ne réagirait pas un seul instant comme cela si nous avions la personne en face de nous. Imaginons qu’un ami vienne nous dire qu’il a diminué sa consommation de viande. On ne va pas le gratifier d’un « connard, c’est pas suffisant, t’es un meurtrier ». Non, on va le féliciter pour ce premier pas et l’encourager en ce sens de manière à ce que graduellement (on l’espère), il arrive à s’en passer complètement.

Pourquoi dès lors oublie-t-on notre savoir-vivre dès que nous sommes derrière un écran? Où sont passés bienveillance et respect de l’individu dans ces cas là ? Ne pas voir la personne ne devrait pas nous dédouaner de nos paroles, ni nous faire oublier que derrière l’écran, même si on ne la voit pas, il y a une personne dont on ignore tout : l’histoire, les épreuves, le potentiel d’évolution et la capacité à changer plus ou moins rapidement.

Eleveurs, travailleurs dans les abattoirs, végétariens, omnivores, tout le monde y prend pour son grade dans cette espèce de « course à la pureté morale » pour reprendre l’expression de Guillaume Corpard dans cette vidéo génialissime (3 minutes, ça vaut le coup de regarder jusqu’au bout !). Cherche-t-on par là à renforcer notre identité de vegan?

 

Je me demande vraiment combien de personnes on a perdu en route comme ça, à force de reproches, remontrances et injonctions. Combien se sont dit que pour une communauté qui prône la compassion, nous étions décidément bien agressifs? Combien se sont dit que plutôt que de se réjouir de la mort d’un torero, on pourrait éprouver de la peine pour sa famille endeuillée ? Que plutôt que d’insulter un éleveur, on pourrait essayer de comprendre sa situation ? Ou encore que plutôt que d’incriminer un végétarien, on pourrait se rappeler que nous avons nous aussi mangé des œufs et du fromage avant d’être végan ?

 

Et vous qu’en pensez-vous? N’hésitez pas à partager votre retour d’expérience pour nourrir ce débat.

La Carotte Masquee

PS: pour un groupe Facebook où les membres s’entraident et échangent avec bonté et bienveillance sur le végétarisme, et véganisme, c’est par .

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38 Comments

  1. 1

    Je trouve cet article très intéressant, et je rejoins ton point de vue ! En reprenant mon parcours, il y a plus d’un an quand j’étais omnivore j’avais eu une première période où je m’intéressais au végéta*isme, ou j’entamais une réflexion ; mais l’agressivité et la violence de certains propos m’avait complètement rebutée, je me suis dis « Je ne veux pas devenir une personne pleine de haine comme cela ». Peut-être que j’aurais pu changer à ce moment-là ; au final, le changement c’est fait plusieurs mois après, et ce sont des personnes bienveillantes et douces qui m’ont « converties », sûrement parce que j’étais plus à l’écoute – quand on se sent agressé, on a tendance à se mettre sur la défensive et à ne plus être à l’écoute :/

    • 2

      Bonjour Manon!
      Exactement, je te rejoins complètement sur le « quand on se sent agressé on a tendance à se mettre sur la défensive ». C’est le cas pour tous les sujets, je pense que c’est une sorte de mécanisme d’autodéfense assez humain.
      Sinon rien à voir mais je suis allée faire un tour sur ton site et j’aime beaucoup ton style et l’agenda illustré. Je commence une formation de graphisme lundi prochain justement 😉

  2. 3

    Très intéressant cet article ! Je ne suis pas encore végétalienne, même pas végétarienne (même si j’y arrive doucement), mais je ressens parfois ce que tu décris : de l’impuissance, de la frustration… Fort heureusement, Laëtitia et toi m’avez bien montré la voie de la bienveillance et je vous remercie aussi de ne pas me juger dans mes tâtonnements <3

    • 4

      Merci ma Juliette ton petit mot me touche beaucoup <3 Je pense effectivement que chacun va à son rythme à la découverte du végéta*isme. Je disais justement à Laetitia que nous avons tous nos forces et nos faiblesses, et si certains arrivent à changer rapidement, tout le monde n'est pas capable de devenir vegan du jour au lendemain. Moi, j'ai mis 4 ans par exemple, alors je serais bien mal placée pour juger quiconque sur le temps de reflexion nécessaire, les doutes, les interrogations, etc. que nous avons tous eus. A partir du moment où la réflexion est enclenchée, la graine semée, je crois que c'est le principal 🙂

  3. 5

    Je me retrouve un peu aussi. j’ai tjs aimé les animaux, enfin je récupérais tout ce uqe je trouvais, tout ce que les gens ne voulaient plus, adulte j’ai continué, j’ai été bénovle dans une SPA etc.. bref j’ai tjs été concernée par la cause animale;
    Mais bizarrement la quesiton du végétarisme ne m’est venu que tard. en partie parce qu’à la base je pense aussi qu’on touche trop au loi de la nature et uqe ça n’apporte rien de bon (dans l’absolu). donc bon on est omnivore donc pourquoi ne pelus manger de viande? Longtemps j’en suis restée là. avec l’apparition de facebook j’ai bien sur commencé à trainer sur les groupes « amis des animaux » et j’ai commencé à entendre parler des végétaliens (on parlait moins des veganes), et là pfff.. en effet j’ai décroché trsè vite. je trouvais ces gens agressifs, désagréables, désobligeants, et en fait je n’entendais même pas leurs discours, ej le lisais , masi l’agressivité avec laquelle c’était déversé.. forcément je trouvais tous les contre arguments (que je peux lire encore aujourd’hui masi que j’entends différemment évidemment)/
    Bref ça m’a encore encore plsu convaincue qu’être omnivore c’était « la bonne voie »;
    Puis j’ai emménagé à la campagne, et j’ai eu un enfant… là un premier pas à été fait. voir les vaches, les moutons, et après les voir dans mes assiettes… pourtant les animaux chez moi ne sont pas « malheureux » (dans le sens c’est pas un élevage en usine ;)) mais bizarrement cette vache, cette brebis… elle me paraissait au final assez proche de moi, là voir vire, ça me la rendait plus réelle quand je voayis mon steack.
    et là dessus une amie à moi est devenue vegétarienne, et donc on en a parlé un peu, du coup sans agressivité… et j’ai pu réfléchir à ce que j’avais lu…j’ai commencé à arreter de manger les bébés animaux, puis de moins en moins souvent j’en mangeais… bet j’ai eu mon deuxième enfant… là ça m’est devenu insupportable (je ‘navais vu aucune vidéo d’abattoire en plus), donc un mois après sa naissance je suis devenue « presque végétarienne » j’ai gardé le poisson quelquse mois en cas « de sortie » , puis au final j’ai vite arrété. La première année a été compliquée (j’étais à l’étranger, et le reste de la famille omni… je m’étais pas bien « renseignée, j’avais pas de repère dasn cepays, bref je mangeais comme les autres la viande en moins.. résultat j’avais faim, j’étais lassée, je me gavais de sucreries.. régultat : +4kilos, et une légère déprime devant mes assiettes; A mon retour en france, je me suis penchée là dessus et ma deuxième année de végétarisme a été bcp mieux, j’ai appris qu’on pouvait autrement masi se régaler (et du coup j’ai réussi à convaincre omn mari, « fan de viande » passer à une alimentation à 90 pourcents végétarienne. au final lui aussi trouve qu’on mange bien.
    Du coup cette deuxième année de végétarisme a été le retour à la lecture du végétalisme etc… je trouve jts certains végans incroyablement intolérants, agressifs, voir vulgaires, et en fait je ne les lis plus. Des cons y’en a partout, et pour omni ils sont le pendant des omnivores qui te marquent sous une vidéo d’abattoir « ahahah j’aime la viande » dire à quelquu’n « ta gueule sale carnivore » pour moi c’est du même niveau (même si je comprends que ça agace)
    J’ai découvert Mathieu Ricard par exemple, et sa bienveillance et du coup le bienfondé des arguments, la réalité des oeufs de poule etc…
    Pour l’instant j’ai énormément réduit ma consommation de produits animaux, sans pour autant m’en passer. je ne suis pas absolument convaincue par la finalité (pas taper lol), je suis pas sure qu’il soit forcément positif pour l’homme de changer sa nature (pas sure du contraire non plus ceci dti), là dessus je n’arrive pas à me faire di’ée, mais je suis sure qu’à l’heure actuelle, les conditions d’élevage et d’abattage sont inacceptables, et tant qu’on considère à considérer l’animal comme un objet et non comme une « vie », une « vie « importante rien n’avancera;
    dans ce sens là le véganisme me convainc.

    Pour l’instant je me contente du végétarisme avec forte réduction de produits animaux, et je change mes produits de maquillage etc pour des marques non testées, ainsi que les produits ménagers, plus de cuir ni de produits issu des animaux..
    Comme disait ghandi « un pas à la foi me suffit ».
    et en effet personnellement l’agressivité je pense pas que ça aide et tu ne convaincs personne, à part celui qu iest déjà à la base convaincu (ce qui a peu d’interet) en plus il faut se rendre compte que tout le monde ne partage pas la philosophie vegane, certains ont d’autres convictions, tout aussi respectables, à partir du moment ou déjà il est concerné, il a le droit à son opinion, lui dire qu’il est un idiot c’est perdre quelqu’un qui participera à de meilleures condittions pour les animaux et c’est dommage.

    • 6

      Merci Stephanie pour ce partage! J’ai lu avec attention et émotion ton parcours, et je me retrouve dans pleins de choses également. Par exemple, j’ai moi aussi été bénévole à la SPA pendant 2 ans, sans jamais faire le parallèle avec les animaux dans mon assiette. C’est venu plus tard, par intuition. Je ne sais pas si c’est parce que je n’étais pas prête à l’époque, mais quoiqu’il en soi, à partir du moment où j’ai commencé à éprouver un malaise face à la viande, je n’ai plus pu reculer. Comme tu dis, « pas à pas »: flexitarienne, puis pesco-végétarienne, puis végétarienne (en me disant que jamais je serais vegan), et puis vegan… Chaque pas est parti d’une démarche personnelle, et n’a pas été imposée par des personnes autour de moi qui m’auraient culpabilisée ou agressée. Je ne sais pas comment j’aurais réagi sinon, car quand on se sent agressé, on se met sur la défensive.
      Et je te rejoins à 100% sur Mathieu Ricard. Son discours bienveillant et qui ne juge pas a fait beaucoup pour la cause animale!
      Bonne journée à toi, et encore merci d’avoir pris le temps de m’écrire 🙂
      Aurélia

  4. 7

    Hello,
    tout à fait d’accord avec vous… 25 ans après avoir découvert que cela me convenait pour de nombreuses raisons de ne pas manger d’animaux, j’ai découvert les véganes par mon métier (la cuisine) et tout ce que cela me promet comme aventures culinaires et nouvelles rencontres dans mon petit restaurant me réjouit… je fus une personne prosélyte et cela me peinait beaucoup que l’on ne me comprenne pas… j’ai 53 ans aujourd’hui, je suis joyeux et j’espère convaincre plus de monde à la cause animale par mes bons petits plats qu’avec mes discours… Bon été à tous
    Jo

  5. 9

    Merci pour l’article! 🙂 Perso je suis végétarienne qui a l’intention de devenir végane quand je ne vivrai plus chez mes parents.
    en effet je pense que l’agressivité est une manière de se prouver qu’on est un•e « bon•ne végé », et aussi d’essayer de « réveiller » les omnivores qui vivent dans leur bulle. Mais la technique « par le choc » peut vexer certaines personnes et les perdre.

    surtout que perso, si qql me hurle dessus, s’énerve, cherche la petite bête chez autrui, je pense direct « il/elle cache un manque d’arguments derrière une communication de choc » (comme la pub, quoi… c’est tout sauf un compliment venant de moi! j’assimile la plupart des pubs à de la manipulation); p-ê que tout le monde ne réagit pas comme moi mais clairement je dois pas être la seule à être plus touchée et convaincue par un argumentaire logique que par des vociférations!

    aussi je pense qu’un truc que les véganes ne prennent pas assez en compte c’est la question du privilège : être végane n’est pas en soit coûteux mais ça peut le devenir (si on veut manger bio pour être écolo aussi par ex). Je me souviens d’un végane qui m’avait pété les ovaires parce qu’il me disait « t’as qu’à faire un effort » quand je lui expliquais qu’être végétarienne c’était pas rien quand on vit dans une famille hyper-conservatrice comme la mienne (déjà végétarienne ça a du mal à passer alors que ça fait 4 ans, alors végane… va falloir que je me prépare pour le jour de l’annonce, lol!!) Ca ne m’a pas découragé d’être végane mais p-ê que ça peut être démotivant pour d’autres.
    Je pense aussi aux gens qui ont des enfants, les ont élevés à être omni, mais veulent devenir végé… ça doit pas être simple! bien sûr il y a la viande végétale et autre imitations mais ça a ses limites…

    Pour l’instant je n’ai malheureusement convaincu personne dans mon entourgae de devenir végé à 100%, mais mes parents consomment moins de viande & poissons et un de mes frères est « statistiquement végétarien » (lol, flexitarien en gros). c’est pas parfait mais je pense qu’en m’énervant ils continueraient tous à bouffer un steak midi et soir!

    après je ne suis pas opposée aux actions « chocs » de temps en temps (je pense aux gens qui se déguisent en viande humaine) mais ça ne doit pas être la seule stratégie pour convaincre, et rester poli dans la mesure du possible.

    Bref j’arrête là ce long commentaire et bonne continuation!

    • 10

      Merci Lou pour ton commentaire! J’adore avoir des retours d’expériences d’autres personnes. On a tous des parcours vers le végétarisme / véganisme qui sont différents, avec des contraintes budgétaires / familiales / etc. différentes. Dans mon cas par exemple, je n’ai pas eu la question des parents car je vivais déjà seule lorsque je suis devenue végétarienne, ils n’ont donc pas eu leur mot à dire. En revanche, au boulot, le manque d’alternatives végéta*iennes et la pression de mes supérieurs hiérarchiques pour faire des entorses lors de déjeuners d’affaires m’a rendu la tâche bien difficile.
      Je trouve ça déjà super que tu ais une influence dans ton cercle familial. J’ai fait le même constat que toi: les gens das mon entourage ont diminué d’eux-mêmes leur consommation de viande et autre produits d’origine animale, alors qu’ils étaient jusqu’alors imperméables à mon discours moralisateur. Il faut que le déclic vienne d’eux, moi je me dis que mon rôle est de planter la graine de la réflexion en informant. Après ils décident en leur âme et conscience, je ne peux / veux pas les forcer.

      Pour ce qui est du coût, je pense que ça dépend des habitudes de chacun. Si qqn devient vegan et se rue sur les simili carnés et compagnie, ça va lui coûter un bras car il y a peu d’offre (donc cher) en France. Mais les céréales, légumes, fruits et légumineuses en revanche, bio ou pas, je ne trouve pas que ce soit ça qui alourdit l’addition (les oléagineux à la rigueur). A chacun de trouver son équilibre en fonction de ses compétences culinaires, son envie d’apprendre et son portefeuille 😉
      Aurelia
      ps: « statistiquement végétarien », je n’avais jamais entendu cette expression ^^

  6. 11

    Oui c’est sûr qu’on final le déclic doit venir de la personne ^^
    Ouille, si c’est pas indiscret tu fais comment pour les déjeuners d’affaires? (au cas où ça m’arriverait plus tard)

    C’est normal que tu n’aies jamais entendu l’expression avant, je crois que c’est lui qui l’a inventé lol! Il fait de la recherche en physique statistique, ça doit être de la déformation professionnelle xD

    • 12

      Et bien pour les déjeuners d’affaires, ça n’a pas été une mince affaire. Au début, je faisais des exceptions en mangeant végétarien quand il n’y avait rien de vegan au menu (en fait, la plupart du temps). Et puis petit à petit j’en ai eu marre, ça me posait un véritable cas de conscience, alors j’ai commencé à demander qu’ils adaptent leur plat pour me faire qqchose sur mesure. Au final, à part qqs restaurateurs ronchons, la plupart sont d’accord, surtout que tu finis par payer le même prix qu’un plat à la carte qui leur aurait coûté plus cher. A ceux qui me faisaient des remarques, j’ai calmement expliqué que ce n’était pas quelque chose sur lequel j’étais prête à faire un compromis, et que si cela posait un problème, je pouvais emmener mon propre tupperware.
      J’imagine que c’est différent pour chacun, mais quelques trucs qui m’ont aidée à rester ferme sur mes positions:
      – en faisant un compromis, cela n’aide pas les restaurateurs à prendre conscience qu’une offre végétale est nécessaire sur leurs menus (alors que si tous les vegans exigent un plat vegans, ils finiront peut-être par en mettre un à la carte)
      – quoiqu’en disent les gens, je me rappelle cette phrase de Zola: « la cause animale est plus importante que le souci de me ridiculiser ».

      Voilà voilà 🙂

  7. 13

    Cet article fait tellement de bien ! Je suis végétarienne depuis 2 ans maintenant et essaye le plus possible de limiter les oeufs et le lait mais il est vrai que je me sens souvent agressée et vraiment coupable lorsque je lis certaines personnes à la parole assez dure.
    Devenir vegan ne se fait pas du jour au lendemain. De plus je vie en Asie depuis 5 ans et je n’ai pas la possibilité de comprendre toutes les étiquettes de produits ou bien de m’offrir simplement certains produits bio ou vegan. Je me dis que je fais déjà ce que je peux à mon échelle et tente de sensibiliser mon entourage sans les juger pour autant quant à leur façon de vivre et de consommer.
    Faire quelque chose car on y est forcé n’est pas la solution, il faut comprendre et être en accord avec ses convictions pour pouvoir aller de l’avant.

    En tout cas j’adore ce que tu écris, ton site, tes articles et ta manière légère de dire les choses, c’est vraiment agréable de te lire 🙂

    • 14

      Merci Charlène pour ce commentaire qui fait plaisir à lire 🙂 (ainsi que ton partage que j’ai vu sur facebook <3). Je te comprends pour les étiquettes, j'ai parfois le même souci en Inde où je vis. Ce n'est pas évident, mais les groupes facebook de vegans dans tel ou tel pays se sont revélés être une aide précieuse pour trouver de bonnes adresses ou des produits "sûrs".
      J'ai mis 2 ans à devenir vegan, alors que je ne pensais pas le devenir a priori, donc je te comprends tout à fait. Et puis petit à petit l'idée a fait son chemin, ou disons plutôt que ça s'est imposé à moi comme une évidence progressivement, lorsque j'ai été mise face à mes contradictions. Mais cette période, qui a été de 2 ans pour moi, pourra être de 10 ans pour l'un, 2 jours pour l'autre. Cette capacité à accueillir le changement diffère d'une personne à l'autre, je crois 🙂
      Aurelia

  8. 15

    Merci à toi, Carotte Masquée, pour ce texte concis, qui va droit à l’essentiel. Du bon boulot.
    L’intervention de Guillaume Corpard (que je ne connaissais pas) c’est aussi du caviar d’aubergines, à faire tourner également !

    N’oublions pas que tout le monde n’est pas informé sur les réalités du monde (entre autres concernant les conditions d’élevage et d’abattage des animaux), que tout le monde a « un coeur », que tout le monde peut se tromper, que personne n’est parfait.

    Je me rappelle ces deux célèbres phrases du chef d’oeuvre de Miyazaki qui résument un peu le sujet :
    – Princesse Mononoké : « Les humains ne sont pas mes amis, je les hais »
    – Ashitaka : « (Je veux) porter sur le monde un regard sans haine »

  9. 17

    le mr qui fait la conference ,les gens paient ou viennent expres pour entendre ce qu’il dit, donc pas etonant qu’il n’ai pas de prblm, ce qui est difficile c’est de parler aux  » indifferent « 

    • 18

      Oui, je vois ce que tu veux dire. Je ne sais pas de quelle conférence il parle, mais comme c’est un chanteur, il est possible que ce ne soit pas que des conférences sur les animaux, et donc pas toujours un public qui vient pour l’entendre parler de ce sujet (enfin c’est un hypothèse, c’est effectivement pas précisé!).

  10. 19

    Végétarienne, je viens de vivre l’expérience de l’agression par un groupe végan. Je comprend la haine et la colère car même en étant végétarien, on a du mal avec les personnes omnivors. La nourriture devient un sujet sensible. Pour ma part, je ne me dit pas  » tiens je vais devenir végan » mais plûtot :  » quel sont mes possibilités pour arrêter les produits issus des animaux, sans frustrations J’essaye au quotidien de diminuer les produits laitier, de trouver des substituts Mais l’offre n’est pas encore extraordinaire Enfin ! Je suis particulièrement triste d’avoir vécu cette agression, d’être appellée tueuse de veaux L’acharnement , c’était vraiment dingue J’ai du partir de la discussion car les commentaires allaient vraiment loin Franchement, je ne veux pas devenir quelqu’un pleins de haines pcq les autres sont différents de moi
    On se sent seul face aux omnivors on se sent seul face au Végan, j’ en fini par me dire que ces mon combat, je le mène comme bon me semble Et en effet, les réseaux sociaux sont vraiment dangereux !!!!

  11. 21

    Y’en a des biens (il parait). ^ ^

    D’ailleurs, le titre de l’article n’aurait-il pas pu être « Mais pourquoi certain(e)s vegan(e)s sont-ils/elles aussi méchant(e)s ? »

  12. 24

    Un très bon article que ce dernier. Je ne suis pas végétarienne, mais j’aimerais le devenir et réussir à me passer de la viande. J’ai considérablement réduit ma consommation de cette dernière, mais je sais qu’il me reste encore à faire.

    C’est une des raisons qui m’avait poussé à suivre des groupes de végétariens, en espérant trouver une sorte de « soutient », c’est bête à dire ainsi, mais vrai. J’ai cependant assez vite déchanté. On ne fait jamais assez, on ne va pas assez vite dans notre évolution, pire il faut à tout prix voir plus loin et devenir Végan. Honnêtement, ça m’a écœuré, car comme tu l’expliques on se fait lyncher et ça décourage. Je trouve ça très triste parce que de vouloir culpabiliser les gens à fond et bien ça donne l’effet inverse, ça braque et ça coupe court à l’envie d’aller plus loin…

    Je suis contente de voir ton article, il me donne envie d’aller plus loin dans ma démarche et de finir par devenir une vraie Végétarienne.

    • 25

      Merci Feuliane! N’abandonne pas ta démarche à cause de propos culpabilisants. Je t’assure qu’il y a pleins de végéta*iens bienveillants, malheureusement sur les réseaux sociaux se sont ceux qui « gueulent le plus fort » qu’on entend le plus. Je te conseille le groupe « Un pas après l’autre » sur facebook, je pense qu’il répondra à tes attentes 🙂 https://www.facebook.com/groups/1pas.apreslautre/
      Tu peux aussi lire le livre PLanète Vegane d’Ophélie Véron, où prime la bienveillance envers soi-même. Le maître mot d’Ophélie (alias le blog Antigone XXI que je te conseille aussi vivement) est d’aller à son rythme, justement afin que la transition soit pérenne.
      A bientôt!
      Aurélia

  13. 26

    Complètement d’accord^^

    Quand j’ai découvert le « mouvement vegan » j’ai effectué mes recherches sur le net et l’impression générale qui se dégage est en effet très désagréable: Propos agressifs, extrémistes, images violentes, mélange des genres, etc…
    Du coup je ne comprenais plus… Comment pouvait-on parler d’empathie et de compassion et agresser de la sorte ceux qui n’ont pas encore fait le même cheminement de conscience ?

    J’ai appris que pour élever un enfant de manière constructive et mémorielle qu’il fallait toujours lui montrer la raison positive. Notre société fonctionne à l’envers, on nous apprend toujours de la façon négative: « Ne tiens pas ta fourchette comme ça, Attention tu vas tomber, ne jamais diriger la lame vers soi, etc, etc… »

    Si l’on veut inciter nos semblables à la compassion et au respect nous devons leur montrer les impacts positifs de notre démarche. Les faire culpabiliser ne les entraînera que dans une démarche négative…

    Aujourd’hui je refuse cette étiquette « vegan » car l’image qui en est donnée est réductrice et extrême.

    • 27

      Merci Pierre. JE suis bien d’accord. Je lisais à ce propos une interview de Frédéric Côtee-Boudreau qui expliquait que dans le mouvement animaliste, nous ne nous attardions que sur « la souffrance animale », alors que nous devrions plutôt montrer les capacités des animaux (intellectuelles, sensorielles, hierarchie dans le groupe, etc.) Cela serait sans doute plus efficace pour changer notre regard sur eux que de seulement les voir comme objet de souffrance.
      Bonne journée.

  14. 28

    Salut;
    Parcourant les sites végans, sur facebook, je dois dire qu’ils ne m’attirent en aucune façon, à cause justement de leur intolérance….. Je suis devenu végétarien il y a trente ans, quand mes parents ont cessé leur activité d’agriculteurs et donc l’élevage de poulets, canards, cochons, etc…je le suis resté par gout.
    Je suis très étonné également que beaucoup de ces végans semblent découvrir que les animaux sont intelligents et éprouvent des sentiments, quand j’étais enfant je me souviens que ma mère m’expliquait qu’un cochon est plus intelligent qu’un chien, ce qui ne l’empêchait pas d’en faire de la saucisse ensuite………
    Bref aujourd’hui, nous avons la chance pour la plupart de pouvoir choisir, notre alimentation, j’ai fait le choix de ne plus manger de viande, je n’utilise plus de produits animaux, mes chaussures sont synthétiques, je ne suis pas végan car il me reste une ceinture en cuir ( lol)…. Mais surtout je me garde bien de dire aux autres de m’imiter, je me permets parfois d’évoquer la bêtise de l’élevage industriel qui nous fait « bouffer de la m*rde », mais ça s’arrête là, à chacun de faire son chemin.

    • 29

      « A chacun de faire son chemin » …

      La relation de l »humanité aux autres animaux n’est pas une question de choix personnel inconséquents (comme porter une chemise bleu ou rouge) . Elle implique d’autres êtres qui veulent vivre et ont des envies, des projets, une existence, etc. La zoophagie et l’exploitation en général des animaux non-humains ont des conséquences éthiques et morales.

      Invoquer la tolérance ou la liberté de choix concernant des actes de meurtres et d’exploitation est aberrant. Est-ce qu’on tolérerait qu’un violeur ou un assassin les invoquent pour justifier ses actes (« j’ai envie de violer/tuer », « c’est mon choix, respectez-le ») ? Bien sûr que non. On ne peut tolérer l’intolérable, on ne peut défendre une liberté qui consiste à nier la liberté d’autrui, en allant même jusqu’à le tuer sans aucune nécessité de survie.

      Evidemment cette posture « intolérante » et « contre la liberté » (minoritaire aujourd’hui) semble choquante parce qu’elle est radicale et intransigeante dans une société qui considère les animaux non-humains comme inférieurs et donc corvéables à merci.

      Au nom de la culture, des traditions, des avantages, certains dominent, mutilent, torturent, enferment d’autres êtres (humains ou non) considérés comme inférieurs, dans l’injustice la plus crasse.

      Etonnement, on juge et on culpabilise généralement les hommes qui maltraitent les femmes, les parents qui battent leurs enfants, les meurtriers, les tortionnaires, les pédophiles, les personnes racistes, homophobes, etc … bref, tous les gens qui font du mal autour d’eux. Pourquoi celles et ceux qui condamnent nos cousins animaux à l’esclavage et à une mort savamment programmée échapperaient à tout jugement et toute culpabilisation ?

      Pourquoi beaucoup de personnes se sentent culpabilisée par certains véganes ?
      Parce que la réalité des faits et l’évidence que l’on a un comportement nuisible font mal, par essence même.

      Renvoyez aux personnes omnivores qu’elles font « ce qu’elles veulent », c’est finalement se foutre des milliards d’animaux qui souffrent en silence par leur faute.

      Il n’y a pas de manière douce et tolérante de dénoncer un acte injustice.
      Même si la culpabilisation seule ne marche pas, elle est indispensable. Comment quelqu’un peut-il modifier son comportement tant qu’il ne voit pas où est le problème ?

      • 30

        Effectivement, éthiquement parlant, il est problématique de parler de « choix personnel », à partir du moment où la consommation de viande a un tel impact sur des êtres sentients et sur l’environnement. On dit que « la liberté s’arrête là où commence celle des autres », il serait bien de prendre en compte les animaux non-humains dans les « autres ».
        En revanche, j’aurais un avis différent sur l’approche à avoir pour faire évoluer les mentalités. Je ne pense pas que la culpabilisation soit nécessaire. Elle peut l’être mais ce n’est pas une règle absolue. Par exemple, je suis devenue végane sans que jamais quelqu’un ne me culpabilise (je n’avais d’ailleurs personne de végétarienne ou végétalienne dans mon entourage). Autour de moi, les personnes qui se sentaient agressées par mon discours ont fini par ne plus vouloir me voir (et moi non plus devant ce que je jugeais comme du manque d’empathie), ce qui était contre-productif. A l’inverse, en informant, je vois que j’ai beaucoup plus d’impact. C’est super frustrant car je voudrais que les gens ouvrent les yeux plus vite devant l’urgence de la situation. Mais le fait est que ‘stratégiquement parlant » je vois bien qu’informer et accompagner marche mieux que juger et culpabiliser. Après je vuex bien croire qu’on a tous et toutes des leviers différents, je me base là sur mon expérience personnelle de militante.
        Bonne journée,
        Aurélia

        • 31

          Bonjour Aurelia,

          à propos des stratégies de communication, je viens de finir de traduire une étude (un peu ancienne) du site indépendant Faunalytics sur les végés et ex-végés aux EU. C’est très instructif et va pas mal à l’encontre des croyances que nous avons tous concernant notre rapport au véganisme et au végétarisme.

          Comment puis-je vous l’envoyer ?

  15. 33
  16. 35

    Moi je ne suis pas végan, vegetarien ou vegetalien, sur facebook j’ai discuté avec des végans…. Au secours, le raisonnement: je pense qu’un cochon se mange, donc je pense qu’un noir est un esclave donc je suis raciste… Si j’avais poursuivis le débat, je me serais peut être même fais traiter de nazi… Je n’ai tutoyé personne, je suis resté totalement poli, j’ai juste dis que j’empêchais personne d’avoir le régime alimentaire qu’il voulait mais que je ne souhaitais pas qu’on me dicte le mien.
    Alors comme dis dans l’article, pour un communauté qui prône la non violence, qui me dis que je suis un monstre parce que j’aime la viande, je les ai trouvé bien vindicatifs, ils ne m’ont convaincus que d’une chose, que je devais les éviter autant que faire ce pourrait. Et par la même m’ont rendu imperméable a leur prêche.

    • 36

      Bonjour Alexandre,
      Si vous avez fait l’effort dans un premier temps de vous rendre sur un groupe parlant de véganisme, c’est que la question doit vous intéresser au moins un peu. Il serait dommage de mettre tous les véganes dans le même panier: la violence verbale de certains véganes sur les réseaux sociaux n’est pas représentative du mouvement animaliste qui se veut un mouvement de justice sociale. Rendez-vous plutôt à une Vegan Place organisée par L214 (par exemple), ou même des groupes facebook prônant davantage de bienveillance, et la discussion sera bien plus riche, j’en suis certaine, tant est que vous soyez prêt à discuter et non pas débattre pour le plaisir de débattre.
      Quant à l’argument du « vous faîtes comme vous voulez mais laissez moi faire comme je veux », il ne tient en revanche pas la route éthiquement parlant (que ce soit dans le cas du végétarisme ou d’autre chose d’ailleurs) -> je vous renvoie au point 10 de cet article http://www.eleusis-megara.fr/arguments-contre-le-vegetarisme/ – il est important de comprendre qu’ici l’autrice ne compare pas les les mangeurs de viande à des esclavagistes. Ce qu’elle compare c’est la logique (et non les individus) des combats de justice sociale, ainsi que la nécessité de s’opposer à une injustice qui en découle.
      En espérant que cela contribue à éclairer le raccourci maladroit qui vous a été adressé.
      Bonne journée !
      Aurelia

  17. 37

    Je connais quelques véganes et/ou défenseurs de la cause animale (heureusement très peu) qui sont en effet très vindicatifs, agressifs dans leurs propos. Pour comprendre ce qui les anime, il me semble utile d’essayer de partager leur sentiment d’injustice, de colère et de révolte face à une réalité « abominable » qui ne cesse de s’aggraver au niveau mondial. Ce que subissent les animaux de la part de la majorité des humains est tout simplement insupportable, on n’accepterait pas cela s’il s’agissait d’humains. Les animaux sont des esclaves. La façon (qu’on peut juger maladroite ou violente) de présenter cette réalité peut être repoussante mais les faits sont là.

    Au lieu de se focaliser sur la façon dont les choses sont dites, j’invite les mangeurs d’animaux à se focaliser sur les faits qui les concerne et sur les raisonnements logiques.

    • 38

      hello Alexis,
      Je les comprends très, je partage entièrement leur frustration et sentiment d’impuissance. Si je n’ai jamais été violente dans mes propos (enfin je crois!), j’ai au début de mon militantisme eu ce travers de « vouloir parler sans écouter ». Au final, ça ne marcahit pas trop. Mais comme tu le soulignes, cette écoute doit aller dans les deux sens. Je reproche également aux carnistes la violence verbale dont ils / elles peuvent faire preuve et qui ne fait que cliver les choses entre deux « camps ».

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