Les pouvoirs inexpliqués des animaux

Vous êtes peut-être en train de vous dire « les pouvoirs inexpliqués des animaux, mais qu’est-ce que c’est que ce titre racoleur ? » Et bien je ne vais pas faire durer le suspense: c’est le titre d’un livre que je viens de finir, écrit par le biochimiste Rupert Sheldrake. Je vous l’accorde, le titre frise presque l’ésotérisme, avec une photo de couverture un tantinet mystique qui n’arrange pas les choses (vous pouvez voir la bête en fin de cet article), si bien que j’avais même hésité à l’acheter en premier lieu. Mais interpellé par la 4ème de couverture, ma curiosité l’a emportée. Et heureusement, car ce livre troublant ne laisse pas indifférent et aborde un sujet tabou dans une société qui cherche à tout expliquer rationnellement.

Alors de quoi ça parle exactement ? Des capacités mystérieuses et inexpliquées des animaux (rien que ça !), que les scientifiques ont tendance soit à ignorer, soit à tourner en dérision. Chiens anticipant le retour de leur maître, chevaux regagnant leur domicile en empruntant des itinéraires qui ne leur sont pas familiers, chats pressentant l’imminence d’un séisme, en sont que quelques exemples d’une longue liste, que l’auteur classe principalement dans trois catégories : sens de l’orientation, télépathie et prémonitions.

Bon alors à ce stade, j’ai dû déjà en perdre une bonne partie en route, et, avant de vous expliquer plus en détail les choses, je demanderais donc aux sceptiques de garder une certaine ouverture d’esprit et de garder ces trois points en tête :

  • L’auteur ne conclut pas que tous les animaux ont des pouvoirs inexpliqués, mais que c’est le cas pour certains
  • Les données collectées et analysées sont le fruit de 5 ans d’étude. On y trouve des interviews de centaines de personnes travaillant avec des animaux, plus de 2000 témoignages de propriétaires d’animaux domestiques faisant état de comportements inexpliqués, et des sondages aléatoires réalisés en Angleterre et aux Etats-Unis. On n’est donc pas face à un illuminé qui a pondu une théorie sortie tout droit de son chapeau.
  • L’auteur suppose l’existence de « champs morphiques » agissant comme des sortes de canaux de transmission. Qu’on soit ou non convaincu par cette explication n’est PAS le propos du livre. L’auteur ne cherche pas à nous convaincre de la pertinence de ses propres conclusions, mais simplement à mettre en évidence que ce n’est pas parce que la science ne peut pas aujourd’hui expliquer ces phénomènes qu’ils n’existent pas.

Et maintenant, rentrons dans le vif du sujet.

 

1. le sens de l’orientation

On définit par là l’aptitude à retrouver son chemin. Rien à voir avec les sessions de « course d’orientation » qu’on avait au collège, où, munis d’une boussole et d’une carte, nous devions trouver des bornes (un douloureux souvenir). Il est ici question d’animaux démontrant une aptitude leur permettant de s’orienter instinctivement ou retrouver un chemin qu’ils n’ont jamais emprunté.

C’est le cas par exemple des pigeons voyageurs (j’ai longtemps cru à une farce digne du Père-Noël ou de la Petite Souris) et des oiseaux migrateurs. Ces espèces sont capables de retrouver le chemin de leur colombier ou de leur nid après avoir survolé des milliers de kilomètres depuis des lieux qui leur sont pourtant inconnus. Nous ne savons toujours pas comment elles arrivent à déterminer la direction de vol à prendre ; toutes les théories scientifiques cherchant à expliquer ce phénomène ayant été invalidées. Soit dit-en passant, ça donne envie de reconsidérer ce pauvre pigeon bien maltraité dans les rues de Paris…

C’est aussi le cas des tortues marines. Les femelles viennent pondre sur l’île d’Ascension puis s’en vont. A peine écloses, les petites tortues gagnent seules l’océan et se mettent en route pour la côte brésilienne située à des milliers de kilomètres, sans jamais dévier de leur trajectoire, comme si elles savaient instinctivement où aller et comment y aller. Assez bluffant quand même!

C’est enfin le cas de certains animaux « domestiques » ou d’élevage. Sheldrake a en effet reçu des centaines de témoignages au sujet d’animaux capables de retrouver leur maître (ou même la tombe de leur maître décédé), ou le chemin de leur maison depuis des lieux inconnus et trop éloignés pour être expliqués par le flair ou la mémoire. En témoigne l’histoire de Pepsi, un chien appartenant à un dénommé Clive, et qui avait pour habitude de s’enfuir. Comme il finissant toujours par retrouver le chemin de la maison, Clive accepta de le soumettre à une série d’expériences sur son sens de l’orientation (expériences qui ont d’ailleurs fait l’objet d’un reportage par la BBC). Equipé d’un GPS, Pepsi fût lâché dans des lieux qui lui étaient inconnus, à plus de 3 kilomètres de la maison de Clive. Le GPS enregistra que Pepsi avait d’abord procédé à un repérage pendant les premières minutes, avant de regagner la maison de la sœur de Clive, située à 1,5 kilomètres de là. Selon Sheldrake, l’animal peut sentir qu’un lieu familier se trouve dans telle ou telle direction et en saisir la proximité ou l’éloignement.

Une autre histoire m’ayant particulièrement touchée est celle de Blackie, une génisse qui s’était enfuie de la ferme à laquelle elle avait été vendue et avait parcouru 10 kilomètres pour retrouver le veau auquel elle venait de donner naissance…

 

2. le sens prémonitoire

Le sens prémonitoire fait référence à la capacité à pressentir un événement qui va se produire (attaque cardiaque, catastrophe naturelle, etc.). Le plus connu de ces phénomènes est la crise d’épilepsie, que les chiens sont maintenant entraînés à déceler afin d’alerter leur maître avant une crise.

Dans certains cas, l’imminence d’une crise d’épilepsie ou d’un tremblement de terre peut s’expliquer rationnellement : tressaillement musculaires dans le premier cas, variation de l’intensité électrique dans le second. Mais lorsqu’un chien commence à aboyer une demi-heure avant qu’une crise d’épilepsie ne se déclenche, ou que la personne qui va subir la crise se trouve dans une autre pièce, ces explications ne tiennent plus. De même comment expliquer que des animaux fuient une région plusieurs jours avant qu’elle ne soit frappée par un séisme ? Le champ électrique ne peut être un facteur d’explication dans ces cas là. Sheldrake avance donc l’hypothèse que les animaux puissent capter des signes d’une nature encore inconnue de la science.

Dans le cas des séismes, il a été reporté partout dans le monde des comportements étranges d’animaux à l’approche d’un séisme : aboiements, cris d’oiseaux inhabituels, rats qui quittent les égouts, etc. Cependant, les sismologues occidentaux préfèrent écarter ces indications. A l’inverse, en Chine, dans les années 1970, les sismologues chinois encouragèrent les habitants d’une zone à risque à observer des signes avant-coureurs chez les animaux. Plus de 100 000 personnes furent même formées à l’observation de la faune et à l’identification de comportements animaux inhabituels. Puis fin janvier 1975, des comportements étranges sont reportés et la décision est prise d’évacuer Haicheng. Le 14 février, un tremblement de terre de 7,3 sur l’échelle de Richter toucha cette ville. Coïncidence ? Les Chinois ne semblent pas le penser puisqu’ils continuent d’employer cette méthode, en plus des mesures sismologiques et géologiques classiques.

 

3. la télépathie

Communiquer sans « parler »; c’est sans doute ce point-là qui est le plus difficile à concevoir, tellement il peut sembler ridicule. C’est donc délibérément que je l’ai laissé pour la fin ! Selon Sheldrake cependant, cela expliquerait bien des comportements animaliers pour lesquels la science n’a pas d’explications.

A – Anticipation d’un retour

Vous avez probablement déjà tous vu un chien s’agiter derrière la porte à l’approche du retour à la maison de son maître. Dans bien des cas ces comportements peuvent s’expliquer par l’odorat ou l’ouïe développées du chien, ou encore l’habitude qu’une personne rentre à la même heure tous les jours. Mais quand l’agitation commence alors que la personne se situe à des dizaines voire des centaines de kilomètres de la maison, ces facteurs d’explications ne suffisent plus.

Sheldrake et son équipe ont ainsi mené des expériences filmées et observé le comportement d’animaux domestiques lors de l’absence de leur maître. Ils donnaient à ce dernier un horaire aléatoire de retour, lui demandant d’emprunter des chemins inhabituels ou de varier les moyens de transport (bus, voiture, etc.). Et bien même dans ces cas-là, certains animaux montraient de manière consistante des signes d’agitation au moment-même où la personne décidait de se mettre en route pour rentrer, comme si l’animal captait l’intention de la personne.

 

B – Décès ou Accident

Sheldrake a reçu de nombreux témoignages où il est question d’animaux réagissant à un accident ou un décès survenant de manière lointaine. Par exemple une personne faisant un arrêt cardiaque à des milliers de kilomètres d’où se trouve l’animal, et qui manifeste alors un comportement très étrange précisément à ce moment-là. On pourrait dire que tous ces comportements inexplicables sont le fruit du hasard, et c’est possible. Mais répétés autant de fois, cela interpelle au moins sur la possibilité que ce soit plus que le seul hasard. Comme il le dit lui-même :

Certains rejettent par principe tout témoignage fondé sur l’expérience des propriétaires de chiens. Ce scepticisme compulsif s’enracine dans une pensée dogmatique pour laquelle la transmission télépathique est impossible. Etant plus intéressé par les chiens que par les dogmes, j’ai tendance à estimer que ce type de préjugés – plus antiscientifiques qu’autre chose – freine considérablement l’investigation libre et ouverte.

 

C – Le cas des superorganismes

Enfin, la télépathie pourrait fournir une explication sur le fonctionnement des superorganismes. On appelle ainsi les groupes d’animaux fonctionnant comme une seule et unique entité. Les exemples les plus courants sont ceux des insectes sociaux comme les fourmis, les abeilles ou les termites, mais c’est aussi le cas des oiseaux ou de bancs de poissons. Dans tous ces cas, la répartition des tâches semble mue par une « mémoire collective ».

Prenons l’exemple des bancs de poissons : ils changent de cap instantanément (en l’espace d’un cinquantième de seconde) à l’approche d’un prédateur, sans jamais entrer en collusion entre eux. Des expériences ont montré que ce comportement ne pouvait ni s’expliquer par la vue, ni par l’ouïe, car il faut plus d’un cinquantième de seconde pour enregistrer une information.

Greg Lecoeur / 2016 National Geographic Nature Photographer of the Year

Autre exemple : les termites. Aveugles, elles laissent des traces odorantes pour mener à une cible et émettent des signaux en martelant leur tête conte une surface dure pour prévenir d’un danger. Cependant, ces deux modes de communication sensorielles ne peuvent expliquer comment elles arrivent à construire des édifices atteignant parfois 30 mètres. Karl von Frish remarquait ainsi que (un étholoque autrichien qui mis en évidence la « danse des abeilles »: une danse permettant aux abeilles butineuses d’indiquer aux autres la distance et la direction d’une source de nectar ou de pollen):

La perfection des structures témoigne à l’évidence d’un maître-plan qui régit l’activité des constructeurs et répond aux besoins de la communauté. Comment ce plan est-il transmis au sein de cette masse énorme de millions d’ouvriers aveugles est quelque chose que nous ignorons .

Alors comment font-elles ? Une expérience a ainsi été menée par un certain Eugène Marais. Ce dernier fit des brèches dans un édifice de termites et observa comment les termites les réparaient. Séparées par un écran métallique empêchant toute communication sensorielle, les termites travaillaient de chaque côté du nid. Les structures qu’elles avaient reconstruites s’emboîtaient parfaitement de part et d’autre de l’écran, comme si elles obéissaient instinctivement à un plan global que Marais attribuait à « l’esprit du groupe », et que Sheldrake attribue à la télépathie.

 

Et donc, que doit-on retenir de tout ça ?

Pourquoi ai-je voulu partager la lecture de ce livre ? Je ne suis pas nécessairement convaincue par la théorie de l’auteur, mais suis en revanche persuadée que la science ne peut pas tout expliquer. Que les animaux aient des capacités extrasensorielles qui nous échappent me paraît plus que probable, et au final je ne vois rien de risible dans l’idée que les animaux pourraient capter nos intentions, pressentir un séisme ou communiquer télépathiquement entre eux.

Après tout, il n’y a pas encore si longtemps, on pensait sous l’influence de philosophes comme Descartes que les animaux étaient des machines bien construites qui ne pouvaient pas ressentir la douleur. Puis la science a mis en évidence l’existence d’un système nerveux chez les animaux, nous nous sommes rendu compte que nous avions tort.

Plus récemment encore, nous pensions les animaux incapables de communiquer, et dénués de rites et rituels. Les travaux de personnes comme Jane Goodall et d’autres éthologues ont là encore prouvé l’existence d’un langage sans paroles.

Aujourd’hui nous pensons que ces capacités extrasensorielles sont risibles, tout simplement car la science ne peut l’expliquer. Jusqu’au jour où elle le pourra peut-être ! En attendant, ne tombons pas dans le scepticisme que ce que nous ne pouvons expliquer rationnellement n’existe pas, ou dans un discours de supériorité « si nous ne sommes pas pourvus de ces capacités, les autres animaux non plus ». Peut-être avons nous au contraire beaucoup à apprendre des animaux non-humains.

Ce sujet étant particulièrement atypique et complexe, je serais curieuse d’avoir vos retours et avis, aussi bien les sceptiques, que les curieux, que les convaincus 🙂 Aviez-vous entendu parler de ce livre?

NB : tout au long de cet article il a été question de maîtres propriétaires d’animaux domestiques. J’ai hésité à mettre des guillemets pour tous ces termes, car je considère en théorie qu’un animal n’est pas la propriété de quelqu’un et ne nous appartient pas. En pratique, face à des refuges surpeuplés d’animaux entassés dans des box, je juge bien sûr préférables que ces derniers soient adoptés, mais je n’aime pas la notion de « maître » qui connote implicitement un rapport de force et de domination.

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10 Comments

  1. 1

    Je trouve cet article très intéressant ! J’ai aussi toujours trouvé bluffant le sens de l’orientation de certains animaux. Ce que je vois le plus au quotidien c’est l’anticipation du retour, et comme le dis parfois c’est à plusieurs kilomètres. Je ne connais pas du tout ce livre, mais je pense qu’il m’intéresserait, merci pour cette découverte 🙂

    • 2

      Je t’en prie Manon 🙂 Un petit bémol sur le livre cependant: les histoires se répètent souvent, il peut y avoir une certaine lassitude sur quelques chapitres (parfois je me disais « bon c’est bon on a compris là! »), mais grosso modo c’est très intéressant et foisonne de témoignages qui laissent vraiment perplexe!

  2. 3

    Les animaux sont fascinants parfois, l’histoire des tortues notamment que j’avais lues ailleurs… c’est fou.
    dans le genre j’ai connu deux « expériences » (moins impressionnantes mais qui m’ont marquée)

    Enfant un de mes grands oncles est mort et il adorait son chien, ils étaient tjs ensemble.
    Le chien est resté à la maison pdt l’enterrement, et mon oncle a été enterré dans le cimetière du village (pas à côté de chez lui pour le coup)
    Dès le lendemain quadn le chien a pu ressortir, il est parti tous les matins au cimetière se coucher sur la tombe de son maître, et il en revenait à midi. il a fait ça jusqu’à la fin de sa vie.

    et l’autre concernait mon chat.
    j’avais un lapin de compagnie, qui allait très bien.
    Un matin je me lève je vais travailler, en rentrant je la toruve un peu prostrer, donc je la sors pour regarder et là je la vois qui convulse d’un coup.
    Mon chat est venu s’asseoir tout près d’elle, très droit et impassible.. ç a a duré 2 minutes (ou je ne savais pas du tout quoi faire) et elle est morte. MOn chat s’est alors levé et il est parti.
    Alors je ne suis ni croyante, ni mystique ni quoi que ce soti du genre.. mais c’était assez étonnant à voir, il était là comme s’il attendait sa fin et il est parti juste après.
    C’est qqhc qui m’a pas mal marquée et auquel je repense souvent. (alors peut être suis je influencée par le mythe du chat passeur d’âme?)
    Mais bon els animaux sont parfois étonnants.

    • 4

      Merci Lilly pour ce partage. Je trouve ces deux histoires assez fascinantes (personnellement je n’ai rien expérimenté de tel). Le coup de la tombe est relaté plusieurs fois dans le livre, il semblerait que de nombreux témoignages abondent en ce sens. C’est étonnant qu’un peu partout dans le monde des gens qui ne se connaissent pas racontent des faits identiques quand même. Cela devrait mettre la puce à l’oreille sur les capacités des animaux dont nous sommes dépourvues ou que nous avons perdues (c’est la thèse de l’auteur). Et pourtant je suis quelqu’un d’assez sceptique à la base!

  3. 5

    Merci pour ce passionnant partage de lecture ! Même si ce n’est pas encore prouvé par la science, cela a toutes les chances de l’être un jour, les connaissances évoluent très vite dans ce domaine ! 🙂

  4. 7

    Ce « scientifique » semble ignorer toutes les avancées dans le domaine du comportement des animaux et fait passer ces exemples pour des mystère alors que quiconque capable d’acheter un livre plus sérieux trouveras des explications plus satisfaisante et moins capillotractée que ces explications mystique

    • 8

      Bonjour Cosaque,
      Vous auriez des livres à conseiller sur le sujet justement? cela m’intéresserait.
      Il faut garder en tête que j’ai restreint à quelques exemples pour une question de longueur évidente, mais il y en a un paquet tout au long du livre. La méthodologie y est aussi indiquée en détails. Enfin, comme je l’explique dans l’article, l’auteur ne cherche à affirmer que sa théorie est la bonne, mais qu’elle est une possibilité.
      Bonne journée.

    • 9

      Je te rejoins Cosaque.

      Je pense que la lecture d’un ouvrage d’analyse critique tel que « Petit cours d’auto-défense intellectuelle » est indispensable avant de lire ce genre de livre.

      On parle souvent des animaux qui retrouvent la tombe de leur maître mais jamais des animaux qui ne retrouvent JAMAIS la tombe de leur maître. Notre cerveau d’humain cherche à donner du sens à tout ce qu’il reçoit comme données, c’est ça qui est à la base de la démarche scientifique mais aussi des croyances les plus stupides. Nous donnons du sens au fait qu’un animal se retrouve sur la tombe de son maître, qu’une horloge affiche 22h22 ou que quelqu’un nous appelle au moment où nous pensons à lui mais jamais au fait que ces événements ne se produisent pas : un animal perdu, une horloge qui affiche 21h47 ou quelqu’un à qui on pense mais ne nous appelle pas.

      La page wikipédia consacrée à Ruper Sheldrake donne un bon aperçu de son manque de rigueur et du type de sujets qu’il traite.

      A mon avis, parler de télépathie animale risque de rendre autant service à la cause animale que de parler de biodynamie en agriculture. >_<"

      • 10

        Oui, je vois ce que tu veux dire.
        Personnellement, le fait que même un chien sur 1000 retrouve la tombe de son maître sans jamais y être allé avant, ça m’interpelle. Même si la probabilité est faible en %, en absolu ça en fait quand même un paquet de chiens qui ont ce genre de comportement (ou toute autre histoire de comportement animal qu’on n’explique pas). Et donc ce phénomène mérite de s’interroger sur des capacités que les animaux non humains puissent avoir et dont les humains seraient dépourvus. Nous n’avons pas toutes les réponses, c’est ce sur quoi le livre insiste, et ce qui m’a plu. Après, qu’on soit d’accord ou non avec sa théorie, c’est une autre affaire. C’est effectivement bien de croiser les informations et de lire d’autres ouvrages sur le sujet pour se faire sa propre opinion (si tu en as en tête, je suis preneuse).
        Cependant, je ne mets pas dans le même panier le fait de « croire » en certaines capacités extra sensorielles suite à l’observation du comportement d’un animal et les superstitions du type « 22h22 ».

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