I DID IT ! Oser démissionner

Si vous avez cliqué sur ce lien, il y a fort à parier que vous n’êtes pas tout à fait satisfait de votre job, que vous vous posiez des questions sur le sens de votre travail ou carrément que vous songiez à démissionner. Je suis moi-même passée par là, dans cet ordre. J’ai un cursus on ne peut plus classique : bac S, prépa HEC, école de commerce. Fraîchement diplômée, je décroche un boulot en marketing dans une boîte de cosmétiques. Comme c’est cliché! Mes potes sont ravies : je vais pouvoir leur ramener pleins de produits gratos. Ma mère jubile : c’est bon, tu ne seras pas au chômage ma fille. Même moi, je saute littéralement de joie quand je décroche le Graal : un CDI, une espèce qu’on pensait en voie de disparition.

Bon jusque là, tout va bien. Sauf que… pas vraiment en fait. Il y a quelque chose qui me gêne, mais je ne sais pas quoi. J’ai le sentiment de passer à côté d’un truc. Chuuut, je fais taire cette petite voix au fond de moi. Je me persuade que je suis épanouie ; après tout, on ne cesse de me dire que « beaucoup de gens aimeraient être à ta place ». Mais bizarrement les gens qui trouvent mon boulot « génial », « trop bien », « canon » et autres superlatifs du genre, moi ils m’inspirent pas trop. Je suis plutôt admiratives de profils atypiques, ceux qui ont pris des risques pour poursuivre leurs rêves : la cousine du boulanger qui a démissionné pour partir faire un tour du monde à vélo ; la nièce de tante Thérèse qui a quitté un job ultra bien payé à Wall Street pour devenir prof de yoga ; le gars qui pose un an de congé sabbatique pour faire un documentaire en Amérique du Sud, etc. J’ai donc fini par démissionner, mais non sans peine. Il y a eu plusieurs étapes, et avec du recul je peux dire que c’est une des meilleures décisions que j’ai prise à ce jour. Petit retour sur les faits.

 

ETAPE 1 : Le doute s’installe.

Je commence à me demander : au final, quelle est la finalité de mon travail ? Je crée des produits de maquillage avec des noms tous plus vendeurs les uns que les autres, aux promesses toutes plus irréalisables les unes que les autres (« une peau de bébé », « un teint zéro défaut », « une peau de pêche veloutée », etc.), dont on vend les mérites sous couvert d’un pourcentage archi minime d’un ingrédient exotique du type « extrait de pépins de pamplemousse » ou « fleurs de coton » (plus c’est original, mieux c’est !). Et dans quel but in fine ? Piquer des parts de marché à son voisin le mois suivant pour remplir les poches d’actionnaires qu’on ne verra jamais. Du coup: guerre de prix, slogans menteurs (comment est-ce même légal?), surconsommation pour faire vendre plus (exemple : « Lavez vous les cheveux tous les 2 jours, faîtes 2 shampoings, utilisez un démêlant puis un après-shampoing, puis un masque, et un autre masque pour accentuer l’effet du 1er masque, etc. »). Bref, c’est pas très glorieux, et c’est pas comme ça que je vais changer le monde. marketing innutile Attention, je ne dis pas que le marketing sert à rien, je suis au contraire persuadée de son utilité lorsqu’il est utilisé pour vendre un produit utile et vraiment innovant. Mais en grande consommation, où chaque modification même minime d’un produit est vendue comme une innovation révolutionnaire, on prend le consommateur pour un pigeon dans 99% des cas. Comme par exemple dans ce cas ci-dessus, wow, tu parles d’une innovation!

 

ETAPE 2 : Grosse remise en question.

Les mois passent et je me demande vraiment ce que je fais là. Je ne me sens plus à ma place et complètement en décalage avec mes collègues qui s’extasient devant le moindre nouveau vernis à ongle. Je me dis que je brasse vraiment du vent. Où étaient passés mes beaux idéaux ? Mes rêves de participer à bâtir un monde meilleur ? En plus, devenue végétarienne entre temps, j’avais de plus en plus de mal à travailler pour un secteur qui teste ses composants sur les animaux. Je rentre alors dans le cercle infernal des « vivement le WE », du snooze à répétition le matin, du métro bondé où tu fais régulièrement connaissance avec l’aisselle de ton voisin. Je deviens émotive et à fleur de peau, j’ai parfois envie de pleurer au bureau sans raison. Bref, ça va pas quoi, je me dis qu’il faut partir.

 

ETAPE 3 : J’ai peur.

Okay, j’ai envie de démissionner, mais pour faire quoi ? Reprendre des études de graphisme, un rêve de petite fille ? Rejoindre ce qu’on appelle le secteur de l’économie sociale et solidaire, où la valeur sociale prime sur la valeur économique ? Difficile de trouver ma voie. Je ne sais pas et j’ai peur de me tromper, alors… j’attends. Car la peur est le meilleur allié de l’immobilisme. On ne sait pas ce qu’on veut, alors on ne fait pas. Ou bien on fait, mais timidement. On postule ici ou là, juste pour se rassurer qu’on essaie, mais sans trop y croire nous-mêmes. se faire confianceSauf que, la solution ne va pas tomber du ciel, il faut savoir provoquer sa chance ! La probabilité est très faible que hop vous trouviez comme ça le boulot de vos rêves du jour au lendemain, souvent car on ne sait pas nous-mêmes à quoi ressemble ce boulot de nos rêves. J’utilise souvent la métaphore de l’escalier. Si votre situation actuelle est le bas de l’escalier et votre idéal de vie le haut de l’escalier, vous n’y arriverez pas sans monter les marches entre, et ça peut prendre un peu de temps, mais faîtes vous confiance. Chaque marche réserve de belles surprises : ça peut être une démission pour un travail plus en adéquation avec vos valeurs, un documentaire que vous allez voir qui va vous faire réfléchir, une rencontre marquante, etc.

 

ETAPE 4 : Démissionner: la libération.

Après plusieurs mois d’immobilisme donc, mon corps a pris le relais pour me faire passer le message « barre toi de là » ! J’ai commencé à faire des malaises dans le métro : je m’évanouissais une station avant d’arriver au bureau. Le message est assez clair. Hop, je prends mon courage à deux mains et je démissionne. J’avais un énorme sourire en l’annonçant aux RH et à mes collègues, j’étais même super sereine, confiante en l’avenir. Naïve ou courageuse, vous en penserez ce que vous voulez. Quoiqu’il en soit, ce qui m’a marquée c’est la réaction unanime des gens autour de sortir de sa zone de confortmoi : « tu as trop raison, j’aimerais tellement pouvoir faire comme toi, mais je ne peux pas ». Et bien non justement, je ne suis pas d’accord. On peut tous, il faut juste faire abstraction de ses peurs. Car in fine, c’est toujours cette peur qui nous garde statique: on rationalise en se disant que dans un contexte de crise, on ne peut pas quitter un CDI, qu’on a des enfants à charge, un prêt sur le dos, etc. C’est sûr que c’est plus simple quand on est jeune célibataire sans enfant, et je ne vous dis pas de tous démissionner demain si vous n’aimez pas votre job, mais amorcer un changement est à la portée de n’importe qui. Ça peut être aussi simple que prendre des cours du soir, rencontrer des gens qui nous inspirent, creuser un sujet qui nous intéresse, consacrer plus de temps à ses passions.

 

ETAPE 5 : Et après ? oser démissionner

Et bien avant la fin de mon préavis, j’ai été embauchée dans une ONG. J’avais peur que ça ne me plaise pas, mais je me suis lancée, en me disant qu’on verrait bien. Et bien oui ça n’était pas le boulot de mes rêves (d’ailleurs je ne sais toujours pas à quoi il ressemble !), mais j’étais 1000 fois plus heureuse que dans mon travail précédent. Je pouvais enfin prévoir des choses le soir (ce que j’avais oublié en travaillant jusqu’à 21h) et prendre du temps pour moi. Bref, ralentir le rythme ! Sans compter que la valeur sociale créée rend le travail bien plus excitant. C’était il y a 2 ans. Et depuis, ça s’enchaîne très bien pour moi. J’ai de nouveaux projets en tête, je ne sais pas du tout où je serais dans 1 ou 2 ans, c’est ça qui me plaît.

 

Voilà, j’avais envie de partager ce témoignage, car je constante que beaucoup de personnes autour de moi sont en quête de sens et cherchent à se réorienter vers un travail qui fasse rimer carrière professionnelles et aspirations personnelles. En prime, le témoignage inspirant de Marc de la Menardière, ancien costard cravate de Wall Street devenu co-réalisateur du film « En quête de sens ».

 

La Carotte Masquee

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26 Comments

  1. 1

    Ton exemple m’a tellement aidée : je crois que je démissionnais le lendemain du jour où tu me l’as annoncé 😉 Je suis d’accord à 100% avec toi : quand on veut, on peut. Alors certes, ce n’est pas simple, mais le changement est en chacun d’entre nous ! Bravo pour ton blog 🙂

    • 2

      Juliette je ne t’ai jamais remerciée pour ton commentaire 🙂 Enfin seulement de vive voix. Je pense que ton exemple est aussi très parlant! A très vite

  2. 3

    Ouah. Quelle leçon. Quel courage, aussi.

    Je me retrouve dans tes mots, mais contrairement à toi, j’ai une expérience assez négative du changement de vie. devenue avocate, je me suis retrouvée face à l’inévitable : une vie qui ne me correspondait pas, un métier qui ne me plaisait pas et une réalité que j’avais cherché à fuir pendant de nombreuses années. Comme toi, malaises à répétition, angoisses impromptues… Et puis, il y a un an, j’ai décidé de reprendre des études pour partir en Angleterre, mon pays de coeur. Malheureusement, une fois sur place, j’ai déchanté et fait montre de malchance, tout est parti en vrille et je me suis retrouvée sans formation, à Londres, sans boulot, à chercher un emploi qui ne venait pas… Au bout de quelques mois, épuisée, déprimée, loin des miens, j’ai dû me résoudre à regagner la France où un boulot alimentaire, me permettant de faire une transition, m’attendait.

    Depuis, j’essaie de recommencer à vivre. J’ai trouvé un boulot de juriste, je commence en septembre. Je ne sais pas si cela va vraiment me plaire. Au moins, c’est dans un boulot qui m’attire davantage que les grosses industries. Il y a une dimension sociale qui me plaît, et j’espère que je saurai m’y épanouir. Parce que, la seule fois où j’ai voulu m’écarter du chemin, faire quelque chose d’un peu « fou » et me rapprocher de qui j’étais vraiment, ça n’a pas marché. C’était le risque, je l’avais accepté. Mais j’ai peur d’avoir perdu cette témérité à jamais.

    Bref, outre le fait de raconter ma vie à une inconnue, je t’admire vraiment. D’avoir tout lâché comme ça. Je n’ai pas encore d’enfants à charge non plus, mais je ne pourrais pas m’ôter toute sécurité financière du jour au lendemain, ne serait-ce parce qu’il me faut un toit sur la tête 😉 En tout cas, c’est merveilleux d’avoir changé comme ça. J’espère que tu continueras de t’épanouir, de prendre du temps pour toi, même si le salaire est sans doute bcp moins élevé que l’industrie cosmétique. Ce point n’est pas important quand on pense à la qualité de vie que tu as gagnée.

    Bonne continuation.

    • 4

      Chère Hortense (si toutefois c’est ton prénom), merci d’avoir partagé ton parcours.
      C’est effectivement loin d’être évident et tu ne devrais pas te décourager. Dans ton cas tu as dû en avoir tellement marre que tu as fait un changement radical. Même si ça n’a pas payé, je suis convaincue qu’on apprend de ses « échecs ». Et puis tu sais, un changement radical a plus de risque d’échouer qu’un changement pas à pas, comme ça a été mon cas. Au final je n’ai pas dû reprendre mes études, ni changer de pays direct. C’est venu petit à petit. Maintenant j’habite en Inde, je travaille toujours pour la même asso, mais qui sait, si j’avais directement été là bas sans la case France ça n’aurait peut-être pas marché?
      Tout ça pour dire que j’ai bcp de personnes autour de moi qui me disent qu’elles changeront le jour où elles trouveront le boulot de leurs rêves. Elles vont attendre longtemps.. Je trouve que tu as eu bcp de courage d’avoir fait ce choix, et au final même si ce boulot de juriste n’est pas le boulot parfait, il sera néanmoins sûrement plus épanouissant que ton précédent. Et puis dans un ou 2 ans, bam, un autre changement se produira petit à petit 🙂 En tout cas bravo aussi, ton choix était nettement plus téméraire que le mien ^^

  3. 5

    Superbe témoignage! Je me permets de commenter, avec des mois de retard (comme d’autres sûrement je viens de tomber sur ton blog grâce au dernier billet de Laëtitia) parce que c’est une histoire qui fait écho chez moi: je me pose beaucoup de questions depuis quelques années (surtout depuis que je connais le milieu de l’open space Parisien) et j’ai renoué petit à petit avec des rêves oubliés, notamment celui de devenir écrivaine.
    Je pense que j’en suis aujourd’hui à ton étape 3: la peur. C’est vrai que c’est immbilisant. Je pense que le pire, pour moi, c’est de ne pas savoir par où commencer, sachant que la pression financière, et le manque de temps, sont bien là. Et ne connaissant personne pour me guider ni dans l’édition, ni dans le monde du freelance qui me permettrait d’avoir un revenu en parallèle tout en ayant du temps pour écrire, c’est très immobilisant. Comme si c’était non pas un carrefour avec des routes à choisir, mais une jungle sans aucune route du tout.
    Bref, en tout cas merci d’avoir partagé ton expérience, cela apporte un peu plus d’eau au moulin de la réflexion, et c’est une grande aide pour trouver du courage, justement 🙂

    • 6

      Merci Florie pour ton témoignage 🙂 Oui la peur est vraiment immobilisante, c’est pourquoi je pense beaucoup de personnes ne dépassent jamais cette étape, et voire d’y complaisent. Ca me fait penser à un sportif qui devrait sauter en hauteur et ferait un meilleur résultat avec un matelas en dessous. Si on sait qu’on a un certain coussin de sécurité, on prend plus de risques, quand bien même on n’utilisera jamais ce coussin de sécurité, mais ça rassure alors on se lance. Je pense que dans ton cas, l’idée n’est pas de tout lâcher du jour au lendemain. Déjà d’avoir pris conscience que cette situation ne te convient pas, c’est un grand pas en avant. Essaie effectivement de te laisser du temps pour te consacrer à ce projet, de le mûrir, puis en temps voulu de franchir le pas. Parfois ne pas prendre le temps est aussi une fuite en avant 🙂 Bon courage, c’est un beau projet!

  4. 7

    Bonjour a tous. Chere Carotte masquee votre article fait echo a 300% avec ma vie actuelle. Tout comme Florie je suis a l’etape 3. Je travaille dans un milieu tres superficiel ou les choses ne font plus sens surtout depuis les attentats de Paris de l’an dernier(je travaille dans la pub et souvent je me retrouve a penser en plein milieu d’une reunion « mais qu’est ce que fais la??? »). Et j’ai plein de projets en tete que je sais pouvoir accomplir. Mais j’entends les voix des gens me dire « quitter un CDI ce n’est pas prudent » « tu as pense a ta retraite? » « Ma question est la suivante: aviez vous trouve votre travail dans l’ONG avant de demissioner, ou bien avez demissione sans rien derriere? Merci pour votre temoignage en tous cas! Emma

    • 8

      Bonjour Emma,
      Je comprends tellement! Moi aussi je me suis dit pleins de fois « mais qu’est-ce que je fais là? ».
      Et pour te répondre, j’ai quitté mon travail avant la fin de mon CDI. J’ai d’abord cherché pendant que j’étais en poste, mais les 3 mois de préavis étaient assez dissuasifs pour les potentiels recruteurs dont les besoins étaient immédiats. Du coup, après 1 mois comme ça, je me suis dit qu’il fallait prendre le risque parce que j’en pouvais vraiment plus. Si tu arrives à obtenir une rupture conventionnelle c’est nikel car tu auras droit au chômage. Sinon, il est aussi bon à savoir que ton entreprise doit te laisser du temps libre pour ta recherche d’emploi lorsque tu démissionnes alors que tu n’as pas de travail derrière. Cela peut aller jusqu’à 1 jour par semaine, et c’est réglementé par la convention collective dont tu dépends. renseigne toi, ça peut valoir le coup.
      En tout cas je te souhaite bon courage, et j’espère que tu trouveras une voie qui t’épanouisse davantage. On est au boulot du matin au soir, autant que ce soit pour quelque chose qui nous anime (ou en tout cas qui nous épanouisse plus qu’actuellement!).
      Aurelia

    • 9

      Et encore une chose: des gens qui vont te dissuader et te trouver naïve, il y en aura toujours un paquet. Mais heureusement il y a aussi des gens pour t’encourager. Et si tu as des projets, je te conseille d’écouter ton coeur et de foncer. Tu as la chance d’avoir des projets. Beaucoup de personnes ne sont pas satisfaites de leur travail mais n’ont pas de projets qui les guident, ce qui rend les choses plus difficiles. J’ai aussi écrit un autre article qui pourra peut-être alimenter ta reflexion: http://www.la-carotte-masquee.com/?p=938
      Bon courage, en tout cas, derrière moi écran, moi je suis à 100% avec toi !

      • 10

        Chère Aurelia, merci infiniment d’avoir pris le temps de me répondre. Ton blog m’aide beaucoup en ce moment. Entre mon premier commentaire et celui ci, une semaine a passé et j’ai vu pas d’amis qui me soutiennent dans ma démarche. Je reprends le travail demain et je pense faire le grand saut avant la fin du mois (: Merci beaucoup à nouveau et bon courage à tous! Emma

        • 11

          Chère Emma, je suis ravie si le blog peut t’aider, ça m’encourage à écrire davantage.
          Je te souhaite vraiment bon courage, tiens moi au courant 🙂 Tu verras, tu seras vraiment soulagée une fois le saut fait (je me rappelle que j’avais un grand sourire quand j’ai annoncé ma démission). Ais confiance en l’avenir surtout, les choses se débloqueront naturellement.
          Aurelia

  5. 12
  6. 13

    Bonjour Aurélia Carotte Masquée, je suis tombée sur ton blog il y a quelques jours, et je me suis empressée de m’y abonner tant je l’ai trouvé réussi ! Félicitations pour ce beau changement de vie qui pourrait en inspirer plus d’un 🙂 Je dois dire que cet article tombe à pic pour moi qui suis en train de réfléchir à une éventuelle démission, parfois il faut savoir se lancer… ! Merci en tout cas pour ton optimisme, ton enthousiasme et ton engagement, ça fait vraiment du bien de te lire, je te souhaite de belles réussites dans tous tes projets 🙂

    • 14

      Oh c’est adorable comme commentaire Myrtille, je te remercie de tout coeur. Ca me fait chaud au coeur 🙂 A très vite et bonne chance pour ton éventuelle démission alors! N’hésite pas à commenter ici pour me tenir au courant si tu sautes le pas, ça fait toujours plaisir!

  7. 15

    J’aime, parce que c’est sincère. Vraiment!
    En tout cas félicitations pour la démarche, difficile, de quitter pour une situation meilleure. Peut-être pas celle de tes rêves, mais une étape dans la bonne direction.
    Chapeau, ça me donne du courage pour déposer ma démission semaine prochaine.

  8. 17

    Bonjour,

    Merci Carotte Masquée !
    Je réalise petit à petit, grâce à des articles comme le tiens, des échanges, que je ne suis pas la seule dans cette situation.

    A quelques différences près, ma situation ressemble à la tienne ; boulot au départ intéressant, mais qui finalement n’est pas si cool que ça. Environnement géographique qui ne me convient pas, petite équipe (trop petite peut être), motivation en berne. J’ai la démission en tête très régulièrement. Mais la peur de l’après, de quoi faire ensuite (oui, j’en suis à me remettre en question sur tout et n’importe quoi..) me paralyse complètement.

    Je suis comme figée sur place et n’arrive pas à prendre de décision. Du coup je reste mais sans aucune conviction, encore plus depuis mon retour de vacances d’il y a quelques jours. J’ai l’impression de regarder le wagon passer sans rien faire… J’ai bien tenté des entretiens ailleurs… etc, mais rien de concret pour le moment.

    Ma santé mentale commence sérieusement à en prendre un coup…

    Lire un article de ce type, ça me rassure un peu et je me dis que je devrais quand même songer à partir de ce CDI. Mais la question de l’après ralentie cette prise de décision. En tout cas, merci, j’arrive à mieux comprendre dans quelle étape je me situe actuellement.

    PS : ton blog est top ! =)

    • 18

      Coucou Marie,
      NOn, tu es loin d’être la seule, crois-moi. Entre les commentaires des personnes ayant lu cet article, les messages envoyés en perso, les personnes de mon entourage… j’ai l’impression que de plus en plus de monde se remet en question sur le sens à donner à leur travail (quand je dis sens, ce n’est pas nécessairement à portée sociale, mais également sens personnel / épanouissement). Il est possible que ce soit une question de génération, quoiqu’il en soit, beaucoup sont dans ce cas. Et j’irais même à dire que ceux qui sont les plus dissuasifs quand tu en parles sont ceux qui eux-mêmes se posent des question, mais sont trop flippés de s’avouer leurs doutes.
      As-tu éventuellement pensé à une rupture conventionnelle avec ton employeur? Cela te permettrait ainsi de mitiger ce risque et te rassurer un peu durant cette période de transition qui s’annonce?
      En tout cas je te souhaite bien du courage pour la suite et cette saine remise en question.
      A bientôt sur le blog 🙂
      Aurelia

  9. 19

    Bonjour Carotte masquée,

    Un grand merci pour cet article qui redonne un élan de motivation et qui nous permet de nous autoriser à nous dire « et pourquoi je ne le ferais pas? ». Je me reconnais point par point dans la situation que tu as décrite ci-dessus, et effectivement je ne sais pas si c’est générationnel, mais je constate que de plus en plus de personnes ne trouvent plus de sens dans leur travail…

    Cela fait maintenant plus de 6 mois que je traverse des hauts et des bas, en me demandant quoi faire, si j’ai bien choisi la bonne voie, ou si je devrais faire carrément autre chose. Comme tu le dis, après avoir cherché et testé des choses, je suis certain d’un point: je ne veux plus faire ce boulot et être un cadre « qui a réussi et que tout le monde envie »… On avance, on avance donc…

    J’hésitais à tenter la rupture conventionnelle, mais ton témoignage m’a redonné la motivation, je me dis que parfois il faut oser se lancer vers l’inconnu et se mettre en danger, on verra bien où ça mènera…

    En tous cas, merci à toi ! Et félicitations pour avoir osé franchir le pas !

  10. 21

    Salut Carotte Masquée,
    je ne sais pas si tu verras mon mess ,vu que ce post date mais je suis tombée dessus au travers de mes recherches et je me suis reconnue dans ton vécu ..pour moi une carrière dans la gestion /vente où il n y a que faire plus d fric ad vitam aeternam qui compte et où l humain passe au dernier plan .des années à se booster pour réaliser les objectifs et à mettre sa vie de côté (taf assez chronophage.).bref ,je me retrouve depuis un bout de temps avec les mêmes idées en tête  » mais qu’est ce que je fais la?  » en pleine réunion « je veux pas y aller » quand le réveil sonne..les malaises à repet avec tournis et nausées (le truc super pas agréable)
    Des mois que je cogite sur le sens de tout ca ,sur le fait d arrêter et la fameuse Peur qui me tient cie :du  » oui mais je vais faire quoi ? » Et l aspect financier qui me fait peur car je m assume seule et c est hyper flippant!
    A cela tu mixes les paroles des gens autours de toi  » quitter un cdi!? Tu as un poste important qd mm ..vu la conjoncture actuelle…tu vas faire quoi!?.. » cela vient souvent de personnes qui s inquiètent pour toi mais ca n aide pas à se sentir à l aise avec cette histoire.
    La je suis en phase complètement stressée et flippée …pourtant je voir pr entamer une négociation de rupt conv. , mais dans ma tête c est la cacophonie à réfléchir à tout : cette zone de confort ( un salaire qui tombe ) où je ne me sens pas super , ne supporte plus mon taf et où je n ai pas construit de vie épanouie ( normal en mm temps quand on ne sent pas bien c est compliqué de construire qqchose) et cette autre zone que je ne connais pas où j’ai des idées , des envies mais sans avoir qqchose de concret , de « Sûr  » Ca me fait flipper) ..ben oui ca serait plus rassurant d avoir un filet dans cette zone histoire de faire le saut. Et c est bien pour ca que l on flippe autant..;)
    Bref j ai la trouille et ca me donne une poussée de stress en plus de mon mal être actuel..bonjour l état émotionnel qui se croit dans un grand huit en ce moment ..dur.
    J essaie de me dire que je suis une nana formidable et que je le vaux bien..lol
    C est chaud quand même parce que à force de prendre sur moi et de continuer ..ben ca joue autant sur le moral , l estime de soi et le physique..
    Ton article m a montré que « non » on est pas seul à ressentir ce genre de chose et à vouloir se donner les moyens de vivre plus en harmonie avec nous mm ce qui n est pas évident à mettre en avant dans notre société a l heure actuelle. D ailleurs ce n est pas normal car ca devrait être une des premières choses à prendre en compte.
    Merci et j espère rebondir aussi à ma façon .

  11. 23

    Hello. Je me retrouve vraiment dans ton recit. Moi aussi je travaille dans le webmarketing (collègues jeunes, baby foot, soirées entre collègues… le rêve pour beaucoup de monde) mais cela ne me ressemble pas. J’ai besoin de me sentir utile à quelque chose, et pas juste être la pour augmenter la marge.
    Ça fait longtemps que je réfléchis à ce qui me plairait mais c’est pas toujours facile de se lancer (le risque de quitter un cdi…)
    Il n’y a pas longtemps on m’a conseillé d’aller voir l’apec et effectivement ils sont vraiment top! J’y suis allé en disant «je veux changer mais je ne sais pas pour quoi». Ils vous font faire des tests pour voir ce qui vous convient/ quel type d’emploi/dentreprise etc…
    Lorsque vous avez «trouvé » votre voie ils vous conseillent pr rédiger un nouveau cv, refaire une formation etc… bref le top!
    Pour ma part, une évidence est finalement apparu : l’enseignement. Ca fait des années que mes proches me disent tu devrais être prof, tu es patiente, tu aimes expliquer etc…
    La semaine prochaine j’ai un entretien au rectorat pour devenir profcontractuel. Je réfléchis aussi à la formation pour adulte, mais ce qui est sûr c’est que je veux tenter ma chance dans ce domaine.
    Est ce que ça va me plaire ? Je n’en sais rien mais si je ne tente pas je ne le saurais jamais !

    • 24

      Exactement, si on ne tente pas, on ne saura jamais!
      Bravo pour ce joli parcours. Ravie que l’Apec ait pu être utile (dans mon cas, c’était une vaste plaisanterie, ils n’ont servi à rien!)

  12. 25

    Moi aussi je l’ai fait.
    La réflexion m’a pris plusieurs années mais aujourd’hui, je ne regrette rien, au contraire.
    Le monde dans lequel je vivais me parait maintenant surréaliste, je n’ai plus aucune affinité avec ceux que j’ai connu et qui ont gardé leur style de vie auto-centré (consumériste et matérialiste).

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