Un autre regard sur… le mariage arrangé en Inde

Bien que le mariage d’amour gagne de plus en plus de terrain en Inde, le mariage arrangé reste une pratique très répandue, et autour de laquelle existent de nombreuses idées reçues. Il y a deux ans, influencée par mes repères occidentaux, je me rappelle avoir ouvert de grands yeux lorsqu’un de mes collègues m’avait expliquée que son mariage avait été arrangé par ses parents. Je crois bien avoir pensé à ce moment-là « voilà bien une pratique d’un autre temps ». Et puis, au fil de rencontres et discussions, j’ai évolué sur cette question bien plus complexe qu’elle ne me paraissait de prime abord. J’aimerais donc partager avec vous quelques unes de mes réflexions.

 

Qui dit mariage arrangé, ne dit pas mariage forcé

C’est une des grandes confusions qui existent sur le mariage arrangé. Avant de vivre en Inde, j’avoue que je ne faisais pas la différence. Si ce n’était pas un mariage d’amour, c’était forcément un mariage forcé. Point barre. Hop, tout le monde dans le même panier.

Or ce n’est pas aussi simple. Si le mariage forcé est effectivement un mariage arrangé ; le mariage arrangé n’est en revanche pas nécessairement un mariage forcé. De plus en plus, dans les milieux urbains principalement, les futurs époux ont heureusement leurs mots à dire. C’est bien à ce type de mariage arrangé consentant que je fais référence ici quand je parle de mariage arrangé, et en aucun cas au mariage forcé que je considère comme une grave atteinte à la dignité humaine.

 

Comment ça se passe un mariage arrangé ?

Il n’y a pas de réponse unique à cette question. Je ne me risquerais pas à généraliser à l’échelle d’un pays d’1,3 milliard d’habitants! En revanche, ce que je relate dans les lignes qui suivent est issu de situations vécues par des personnes de mon entourage, venant de différents états et classes sociales. Ces exemples n’ont donc pas vocations à être érigés en règle absolue, mais plutôt d’aider à se faire une idée un peu plus concrète sur la question.

Avant le mariage, il y a bien sûr la rencontre. Elle aussi est arrangée. Les parents vont jouer un rôle crucial dans cette étape. Le cliché que l’on a en France de la mère juive cherchant un bon partie pour sa fille ou son fils et jouant les entremetteuses est assez semblable au cliché de la mère indienne, qui n’hésitera pas à éplucher petites annonces et sites internet spécialisés pour trouver le gendre ou la belle-fille idéale. Il est également fréquent qu’une personne connaissant deux familles joue les entremetteuses afin d’organiser une rencontre. « Ah tiens, le fils de M. Sharma et la fille de Mme Patel iraient bien ensemble. » Les parents des deux familles sont approchées, photos des jeunes et biodata à l’appui (sur laquelle peut figurer corpulence, taille, couleur de la peau, salaire, métier, etc.)

Crédit: Unsplash

 

Si cette première étape est concluante, une date est fixée pour une rencontre prochaine. A ce stade, certains des principaux intéressés ne savent même pas qu’une rencontre a été organisée en leur nom. Un de mes amis particulièrement récalcitrant au mariage arrangé s’est ainsi fait prendre en embuscade par ses parents. Un jour qu’il leur rendait visite, ses parents lui ont demandé de descendre dans le salon, et puis « oh bah surprise, regarde donc qui est là ? » Une jeune fille et ses parents. Très vite ça va parler éducation, salaire (surtout salaire), santé, etc. Tout est passé au crible.

Les deux jeunes, regards fuyants, osent à peine se parler (simple timidité ou désillusion du système). Ils pourront s’isoler dans une autre pièce pour faire plus ample connaissance et voir si le courant passe. Suite à cela, chacun fera part de ses impressions aux parents : « oui je veux le revoir, non je ne veux pas la revoir ». Et c’est là j’insiste une différence fondamentale avec le mariage forcé : les deux ont le choix de dire non (mais pas trop souvent quand même, j’y reviendrais un peu plus loin). S’ils ont accepté de se revoir, quelques rendez-vous sur le principe des « dates » suivront (cette fois sans la supervision des parents, merci bien), jusqu’à ce qu’une date de mariage soit avancée. Cela peut donc aller vite. Très vite même, rarement plus de quelques mois. Prendre son temps, vivre avec la personne en concubinage avant de se marier ne sont absolument pas dans les mœurs indiennes.

Si l’une ou les deux parties a refusé de donner suite, alors rebelote, une autre rencontre sera organisée avec une autre personne, et ainsi de suite jusqu’à trouver chaussure à son pied. Cela peut aller de 1 fois à… autant qu’on veut. Un très bon ami a ainsi rencontré 27 femmes ! Il a refusé de donner suite à chaque fois, considérant que ce système n’était pas fait pour lui, mais n’ayant pas le cœur à s’opposer frontalement à ses parents. Cependant il me confiait que la pression devenait de plus en plus palpable à l’approche de ses 30 ans, ses parents s’inquiétant qu’il ne finisse seul. Normalement me disait-il, on ne va pas au-delà de 6 ou 7 refus !

Crédit: Pixabay

Le mariage arrangé : l’ancêtre des sites de rencontre ?

Ce récit prête à sourire pour nous autres Occidentaux pour qui la norme est celle du mariage d’amour. Mais à y regarder de plus près, je n’ai pu m’empêcher de me dire que les familles et les entremetteurs jouent un rôle similaire à celui que joue aujourd’hui les sites de rencontres. Tout comme ces sites ont des filtres pour ne proposer que des personnes correspondant aux critères établis, les parents indiens vont eux aussi établir des critères, en fonction desquels ils évalueront la compatibilité de leur fils ou fille avec telle ou telle personne.

Avec une nuance de taille cependant. Dans le cas du site de rencontre, la démarche est bien sûr personnelle, alors que dans le cas du mariage arrangé, il y a une grande ingérence de la famille. Ce qui ne semble pas déranger tout le monde. Une fille avec qui je travaillais était par exemple bien contente que ses parents s’occupent de lui chercher un mari, et leur faisait entièrement confiance.

On peut voir cela de manière rétrograde : « merci bien, je suis assez grand pour choisir mes critères seul.e » et c’est vrai que dans la société occidentale, ça passerait mal. Il faut donc bien replacer dans le contexte indien, dans lequel le but du mariage n’est pas l’amour comme en Occident, mais fonder une famille.

Le but du mariage arrangé 

En Inde, le but du couple est d’avoir des enfants. Parlez d’amour inconditionnel et on vous rira au nez, vous lançant à la figure le taux astronomique de divorces en Occident. Pour quelqu’un qui chercherait effectivement en sa moitié avant tout un futur père ou une future mère, et non l’amour de sa vie, cette méthode peut se comprendre. 

De plus, ce sont généralement trois générations qui habitent sous le même foyer. Le mariage n’est donc pas seulement l’union de deux personnes, mais par extension de deux familles. Même si, dans les milieux urbains, de plus en plus de couples décident d’habiter sans leurs parents, la règle générale reste celle de la mariée s’installant dans la famille de son mari (l’inverse restant sans surprise une exception). On cherche donc « un bon parti ».

Les mariages arrangés sont-ils dès lors moins heureux que les mariages d’amour ? Je ne le pense pas. J’ai vu des mariages arrangés très épanouis comme des mariages d’amour très malheureux. Et vice versa. Il me semble que c’est une question de priorité de ce que chacun cherche chez l’autre. Les partisans du mariage d’amour font parler leurs cœurs, ceux du mariage arrangé leurs raisons. Ce sont deux approches au couple différentes, issues de notre éducation, nos croyances, nos valeurs, nos objectifs de vie, etc.

Si le mariage arrangé n’est pas nécessairement plus heureux, il est en revanche en général plus durable. La perspective avec laquelle se marient les couples issus de mariages arrangés est que « c’est pour la vie ». La passion ou l’aventure n’étant pas leur priorité, il existe moins de risques de se lasser, et de gros efforts sont déployés pour faire durer un couple sur le point de péricliter.

Crédit: Unsplash

Les limites du mariage arrangé 

Si mon article a pour but de nuancer une pratique incomprise, il n’a cependant pas pour but d’en faire oublier les limites ou dérives inacceptables, parmi lesquelles :

  • La pratique du mariage arrangé favorise une non-mixité sociale et contribue à perpétuer le système des castes (pourtant officiellement interdit). De fait, les parents cherchent un prétendant ou une prétendante de la même religion et de la même caste ou communauté. Les couples mixtes (par exemple de deux nationalités ou religions différentes) -même s’ils sont de plus en plus nombreux- restent une exception.
  • Vouloir une femme éduquée et diplômée puis refuser qu’elle ne travaille une fois mariée reste une pratique courante. A l’instar de la mariée d’un copain qui a dû démissionner une fois mariée. A ce jour, elle attend toujours que son mari convainque son père de la laisser retourner travailler, au moins à mi-temps. Elle, en revanche, n’a pas son mot à dire.
  • Et que dire de ses innombrables personnes qui se marient malheureuses, cédant à la pression familiale ou sociétale ? Je pense à ce garçon très amoureux qui n’a pas pu se marier avec sa bienaimée car ils avaient été déclarés incompatibles d’un point de vue astrologique. A cette Française qui, ne s’est jamais remise de sa rupture avec un Indien que les parents avaient fini par convaincre d’épouser une Indienne de la même caste. A cette jeune fille de 20 ans parlant de son copain des étoiles pleins les yeux mais qui avoue que si ses parents refusent la demande en mariage, elle préfère ne pas les décevoir qu’écouter son cœur. A cet homme homosexuel qui s’est marié avec une femme pour préserver les apparences sans jamais la toucher. Ou encore cette histoire effrayante qu’une amie m’a racontée d’une femme battue par son premier mari. Ayant réussi à divorcer, elle a voulu se remarier avec un homme qu’elle aimait mais le mariage a été annulé la veille car les parents du mari faisaient du chantage au suicide. Dans des cas comme cela, je me dis qu’on est pas loin du mariage forcé. Si le mariage reste certes consentant, il l’est à contre cœur. Il n’y a pas de couteau sous la gorge à proprement parler, mais une pression sociétale ou familiale si insidieuse et pressante que c’est tout comme.

 

Au final, en ce qui me concerne, je ne serais pas prête à renoncer à la liberté de choisir seule mon partenaire, influence indéniable de la culture occidentale dans laquelle j’ai grandie. Si j’ai un jour des enfants, j’aimerais aussi qu’ils ou elles puissent aussi choisir librement leur partenaire. Néanmoins, il est clair qu’après avoir côtoyé plusieurs couples très heureux issus de mariages arrangés, mon jugement condescendant de départ a fait place une plus grande ouverture d’esprit sur la question.

Et vous, connaissiez-vous cette pratique ? Qu’en pensez-vous ?

Pendant que j’y suis, un autre sujet sur lequel il y a aussi pleins d’idées reçues par nous autres Occidentaux.

Un autre regard sur … le travail des enfants

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18 Comments

  1. 1
  2. 3
    • 4

      Merci Carmen! Oui ce n’est pas une généralité mais ce n’est pas non plus anecdotique. Il y a encore beaucoup d’abus malheureusement (surtout dans les régions rurales où cela peut aller jusqu’aux crimes d’honneur..). Il fallait que je souligne ces abus pour ne pas donner l’impression que « c’est tout rose ». Dans bien des cas le mariage arrangé peut aussi être consentant tout en étant à contre coeur :/

  3. 5

    Bonjour, j’ai beaucoup apprécié ton article qui ne montre pas que le coté négatif du mariage arrangé et qui différencie bien avec le mariage forcé.
    Ça me remet aussi en question sur ce que je pensais du mariage arrangé (j’avais le même avis que toi). Les dérives existent que ce soit dans le mariage d’amour ou arrangé. Même si je me vois pas adhérer pour moi à un mariage arrangé je peux comprendre que ca puisse convenir à d’autre. Ca reste une liberté de choix.

    • 6

      Exactement, c’est aussi ce que je me dis. Ce qui convient à certains Indiens et Indiennes ne nous conviendrait pas forcément, mais l’ivnerse est vrai aussi. Certaines des personnes à qui j’ai parlées ne veulent pas d’un mariage d’amour en lequel elles ne croient tout simplement pas. D’autres n’y ont jamais vriament pensé, ce qui soulève une autre question: celle du conformisme au détriment de son épanouissement peut-être. Bref, je te remercie pour ton commentaire qui résume bien les choses et mon point de vue nuancé sur cette question 🙂

  4. 7

    C’est intéressant, et c’est vrai qu’on ne peut pas juger avec notre regard d’occidentaux. Et c’est vrai qu’on est souvent déçu par ici…

  5. 8

    Merci d’avoir abordé cette question en faisant preuve d’un certain relativisme culturel comme on dirait en anthropologie ! J’ai trouvé ton parallèle avec les sites de rencontres très intéressant.
    Je viens d’une famille indienne et plusieurs de mes proches ont connu des mariages arrangés, certains « forcés », d’autres non… Comme ça, je te dirais que la plupart sont des mariages heureux, mais je pense qu’on ne sait jamais vraiment. Dans la culture indienne, il est tellement important de préserver les apparences et l’honneur de la famille, que beaucoup d’hommes et de femmes malheureux.ses font avec, font comme si tout allait bien. Certain.e.s sacrifient leur vie et leur bonheur au nom de l’honneur familial. D’autres, apprennent à s’aimer au fil des mois et des années et à construire leur couple sur des bases durables. Et ça marche.
    J’ai personnellement toujours rejeté les mariages arrangés car c’est un point très sensible de mon histoire personnelle et familiale. Par contre, mon petit frère n’a rien contre. Il a déjà rencontré des filles grâce à ma maman… et il reste aussi ouvert aux rencontres fortuites avec des filles issues de tous milieux.
    En Angleterre et même à Paris, où la communauté de personnes d’origine indienne est importante, il est courant d’organiser des rassemblements entre jeunes (anglais/français d’origine indienne) en âge d’être marié.e.s afin qu’ils.elles fassent connaissance par eux.elles-mêmes. C’est un moyen, de permettre à celles et ceux qui tiennent à épouser quelqu’un de la même communauté/religion de rencontrer d’autres célibataires.
    Personnellement, l’idée de mettre la communauté/culture/religion comme critère principal pour choisir mon partenaire ne me conviendrait pas mais je comprends aussi pourquoi ce critère importe autant aux personnes dont l’identité s’est forgée dans ces contextes-là.
    À mon sens, l’essentiel reste d’avoir le choix… et de respecter le choix d’autrui 🙂

    • 9

      Merci Natasha pour ce partage de ton expérience personnelle. Je suis toujours ravie quand tu commentes sur mes articles en lien avec les sujets de société indiens (enfin tous mes articles d’ailleurs!). Ton retour d’expérience permet d’apporter des compléments d’infos très intéressants, notamment sur les pratiques de la diaspora indienne. Je ne savais qu’il y avait des rencontres en France et en Anglettre pour les jeunes Indiens et Indiennes! Mais au final, ça ne m’étonne effectivement pas du tout; cela me semble logique qu’on veuille répliquer certaines pratiques de son pays d’origine.

      Oui je crois que le relativisme culturel (^^) était nécessaire sur un sujet aussi complexe. Je suis souvent agacée par les avis très tranchés des Occidentaux et Occidentales sur des questions sur lesquelles ils et elles ne connaissent rien mais se permettent quand même d’ériger leur norme occidentale en norme absolue planétaire! Je peux bien sûr comprendre qu’il y ait une nette préférence pour un système qu’on connaît, et c’est normal, mais pas de là à juger comme nécessairement « inférieurs » tous les autres. Moi-même je préfère de loin le mariage d’amour (voire le simple concubinage sans mariage… impossible à envisager pour les parents gujaratis de mon compagnon comme tu peux t’en douter!). Mais je vois aussi avec lucidité que les mariages d’amour sont moins durables et que leur taux de divorce est astronomique :/ En fait, je crois que la définition d’un mariage « heureux » ou réussi varie pour chacun et chacune. J’ai l’impression que pour de nombreux Indiens et Indiennes, un mariage heureux est synonyme de « fonder une famille soudée » (d’ailleurs c’est la première question que tout le monde pose dès que deux jeunes se marient: à quand les enfants?). Alors que pour moi, ce n’est pas ça la définition d’un mariage heureux, même si cela peut y contribuer.

      Et je te rejoins sur la nécessité de « préserver les apparences » dans la société indienne, c’est effectivement quelque chose que j’ai pu constater, en tout cas dans les grandes villes (dans les régions rurales, je ne sais pas vraiment comment ça se passe). L’ingérence de la famille en cas de problème du couple est une chose que j’ai toujours eu du mal à comprendre et accepter, mais qui semble fonctionner dans certains cas. Par exemple, le frère de mon copain et sa femme ont failli se séparer et les parents des deux s’en sont mêlés jusqu’à ce que le couple accepte de se remettre ensemble. Aujourd’hui son frère et sa femme semblent très heureux.se. Alors que personnellement, je ne supporterais pas que les parents de mon compagnon se mêle de notre histoire ! Mais comme tu dis, à partir du moment où il s’agit d’un choix (et c’est pour ça que j’ai lourdement insisté sur la différence avec le mariage forcé!), je pense que nous n’avons pas à juger 🙂

  6. 10

    Merci, merci pour cet article ! Il me fait découvrir une pratique que je ne connaissais que de nom, en m’ouvrant l’esprit un peu plus. Je suis heureuse de comprendre un peu mieux ce qui se joue sous cette appellation de « mariage arrangé », finalement un peu moins rigide que je ne le croyais… Mes stéréotypes ont la vie dure ! Merci !

    • 11

      De rien Charlotte 🙂 J’insiste quand même sur le fait qu’il y a aussi des mariages forcés sous l’appellation « mariages arrangés » et donc que tout n’est pas acceptable dans cette pratique hein 😉

  7. 12

    Ton article est très intéressant car nuancé et il nous permet de relativiser la culture occidentale. Après, je suis comme toi, je suis contente de pouvoir choisir l’homme avec lequel je vais vivre!

  8. 14

    Merci beaucoup pour cette petite introduction sur les mariages en Inde ! C’est très bien de rappeler la différence entre mariage forcé et mariage arrangé :).

    J’ai beaucoup aimé ton article

    Noémie xx

  9. 16

    L’idée d’un mariage arrangé nous parait d’un autre âge. Mais nous sommes allées plusieurs fois en Inde, nous avons voyagé avec des guides mariés qui nous parlaient de leur expérience et semblaient épanouis. Et il y a quelques années, nous avons même assisté à un mariage en Inde ! Ce jeune couple justement vit maintenant en France, et « ils eurent beaucoup d’enfants et vécurent heureux »… 🙂
    Nous avons donc une vision bien plus nuancée à ce sujet, lorsque nous voyons tant de couples chez nous qui divorcent. Certainement le milieu social joue un rôle, et forcément, les jeunes femmes instruites veulent choisir leurs partenaires, travailler et se démarquer d’une belle-mère ! Cela prendra peut-être du temps, mais ça viendra

    • 17

      Oui, je pense que les personnes ayant été / vécu en Inde et rencontré des couples issus de mariages arrangés ont un avis un peu moins biaisé que l’occidental de base sur la question 🙂 Et c’est vrai que je ne sais pas trop quoi répondre à l’argument du taux de divorce astronomique en Occident, qui sonne comme un aveu d’échec pour beaucoup d’Indiens et Indiennes. Je pense que le mariage arrangé à au moins le mérite d’essayer de « faire vraiment durer le couple » (alors que chez nous, de plus en plus le mariage est devenu un produit qu’on consomme et qu’on jette à la moindre difficulté). Mais à côté de ça, la difficulté de divorcer en Inde ne me fait absolument pas envier leur système! Un ami vient d’obtenir son divorce, mais cela a duré des mois. Le jour où lui et sa femme étaient allés demandés un divorce, ils ont dû revenir 6 mois après pour confirmer qu’ils étaient bien sûr de vouloir divorcer.
      Bonne journée!
      ps: en voyant le nom de ton blog, j’ai cru qu’il s’agissait d’un site de rencontres, je trouvais cela fort à propos !

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