Pourquoi sommes-nous si malheureux au travail?

D’où vient ce malaise au travail ? Un malaise qui touche de plus en plus de monde. Tout autour de moi, je constate qu’il y un nombre alarmant de personnes vraiment malheureuses dans leurs jobs, et ce n’est d’ailleurs pas un hasard si un des articles les plus lus de mon blog est « oser démissionner« .

Alors qu’on soit clair : je ne parle pas d’une insatisfaction passagère au bureau parce que ce projet sur lequel vous bossez est inintéressant au possible, mais bien d’un profond mal-être qui induit une véritable souffrance chaque jour qui passe. Un mal-être tel qu’il nous donne même l’impression de ne pas être à notre place, voire d’être un spectateur de soi-même. On se demande sans cesse « mais qu’est-ce que je fais là ? Est-ce que c’est vraiment ça que je veux faire de ma vie ? »

Malaise réel ou caprice de la génération Y?

Ce malaise, il vient du décalage entre nos aspirations profondes (dont on a ou non conscience) et ce qu’on fait réellement. Plus le décalage est grand, plus le malaise est palpable. C’est très simple dit comme ça, mais beaucoup n’en ont pas conscience. Et s’ils en ont conscience, ils ou elles se persuadent qu’il faut bien faire avec. « Il y a les enfants. Un prêt sur le dos. Un loyer à payer. Et de toute façon, qu’est-ce que je pourrais bien faire d’autre ? Et puis ce ne serait pas sérieux de démissionner alors qu’il y a autant de chômage ». Autant de raisons qui nous tétanisent et nous gardent bien au chaud dans notre zone de confort. Nous sommes notre propre geôlier, ayons-en bien conscience.

Pire encore, ceux et celles qui osent enfin sortir le bout de leur nez de cette zone de confort y retournent parfois aussi sec après s’être entendu dire que c’est un caprice typique de la génération Y, cette bande de glandeurs et d’éternels insatisfaits. Alors que nos parents, eux, serraient les fesses et attendaient que ça passe. Ils n’ont d’ailleurs eu qu’un ou deux employeurs au cours de leur carrière, et ne comprennent pas pourquoi aujourd’hui on peut changer de travail ou d’employeur aussi fréquemment.

Mais au lieu de conclure directement que la génération Y est une bande d’impatients qui n’a pas compris la vraie valeur du travail, si on prenait la chose à l’envers ? Si au contraire on se réjouissait qu’ils aient compris qu’un travail ne se résume pas à un chèque à la fin du mois ? Qu’ils veuillent donner du sens à leur travail ? Qu’ils veuillent allier compétences et valeurs personnelles ? Qu’ils prennent conscience du fait qu’ils peuvent participer à l’élaboration d’un monde meilleur à leur échelle et même sur leur lieu de travail ?

Je ne cherche pas à dire que la génération de nos parents n’était pas moins moins morale, pas du tout, mais elle se sentait probablement moins responsable des souffrances du monde, car moins bien informée. Aujourd’hui, grâce à internet notamment, on sait que la planète se meure à petit feu. Que les droits de l’Homme sont bafoués aux quatre coins du monde. Que les animaux non humains vivent un martyre pour le plaisir de nous autres humains. On sait tout cela. La capacité d’indignation et la volonté d’agir se font donc plus pressantes pour de plus en plus de personnes qui veulent contribuer à un monde un tant soi peu meilleur. Pour ceux et celles dont telle ou telle cause est devenue centrale à leur existence, il devient aisé de comprendre qu’ils voudraient y consacrer tout leur temps et toute leur énergie, et que dès l’or, leur travail leur paraît fade, sans saveur et un frein à la mission qui les anime. Nous avons grand besoin de ces gens là et nous devrions au contraire les encourager à se donner les moyens d’emprunter sur cette nouvelle trajectoire !

Crédit: Unsplash

De la nécessité de se réaligner avec « son élan de vie »

Alors justement, comment faire justement pour se réaligner avec ses aspirations profondes ? Cela prend du temps. Tout le monde ne va pas démissionner du jour au lendemain.

Dans la vidéo ci-dessous (regardez si vous le pouvez en entier, sinon à minima entre 6′ t 11′), Thomas d’Ansembourg parle de la nécessité pour chacun de nous de se réaligner sur son « élan de vie », cet état de contentement intérieur qui donne sens à notre existence. Or, du fait de nos parents, la société, notre éducation, nos études, etc. nous nous sommes distanciés de cet « élan de vie » pour nous enfermer dans des schémas de pensée automatiques et des habitudes de fonctionnement pré-formatées. Thomas d’Ansembourg invite donc chacun à faire un travail de développement personnel (notamment par la méditation) et développer ce qu’il appelle une « intériorté citoyenne » pour se réaligner peu à peu à son élan de vie. Non seulement cela contribuerait à des gens plus heureux, mais, par effet boule de neige, également à une société plus apaisée.

 

Alors certes, c’est difficile de sortir de sa zone de confort. De changer d’état d’esprit pour oser prendre des risques. Mais je trouve personnellement encore plus difficile d’accepter pendant des dizaines, vingtaines ou même une cinquantaine d’années une situation qui nous rend malheureux ! Le plus difficile, c’est d’oser se mettre en route. Si faire un travail sur soi peut y aider, est-ce que ça ne vaut pas le coup d’au moins essayer ?

 

Pour aller plus loin :

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