En finir avec l’acné – et s’il fallait en fait juste être patient ?

Je n’ai jamais eu beaucoup d’acné, mais on peut dire qu’il m’a vraiment pourri la vie de mes 12 à 27 ans. Vraiment. J’ai dû essayer à peu près tous les produits et traitements contre l’acné possibles et inimaginables, des plus doux aux plus invasifs, sans que rien ne marche. Aujourd’hui j’en suis débarrassée, et pourtant sans recette miracle. Petit retour sur 15 ans de lutte acharnée contre l’acné.

12 à 17 ans : Les Traitements anti acné classiques

Acné biactolComme beaucoup de monde, j’ai commencé à faire de l’acné à la puberté. J’ai eu des boutons tout à fait disgracieux qui sont apparus le long de la zone T, surtout sur le front, mais il est important de noter que ça ne me déformait pas le visage non plus. Néanmoins, je ne voyais que ça. J’en faisais une véritable fixation. J’étais devenue une cible marketing de choix pour les Biactol, patchs anti points noirs et autres attrapes couillon anti-acné du genre. C’était l’époque où je croyais encore que les pubs disaient la vérité, mais bizarrement, sur moi ça marchait pas comme dans les pubs.

Je suis donc passée à la vitesse supérieure sur conseils de mon dermato : antibios, mise sous pilule (Diane 35, puis Jasminelle), traitements locaux (tu sais la crème qui te décolore ton oreiller)… mais rien à faire. « Vous avez une acné modérée mais très coriace » m’a-t-on dit (oui car acné est un nom féminin apparemment, j’ai appris ça en écrivant cet article !), comme si j’avais été tirée au sort au loto. Petite chanceuse. Jusqu’à ce qu’on me propose le produit miracle, auquel aucune acné n’est sensé résister : le Roaccutane (autrement appelé Curacné ou Procuta, mais la molécule est la même : l’isotrétinoïne).

 

18 à 21 ans : L’époque Roaccutane

Qu’il faille signer une décharge, faire des prises de sang tous les mois et prendre la pilule (pour éviter des malformations du fœtus) ne m’a pas vraiment inquiétée. Pas plus que la longue liste des effets secondaires que je n’ai même pas pris le temps de lire, soyons honnête, bien trop contente d’avoir trouvé mon Sauveur. La 1ère cure semble marcher, plus aucun bouton après quelques mois de traitement et une peau impeccable à faire pâlir de jalousie un nouveau né. On m’avait dit qu’il y avait 5% de risque de rechute. 5% ? Un chiffre bien faible. Pas de chance, j’en ai fait parti. Commence alors une 2ème cure, plus longue cette fois-ci. Mon acné disparaît à nouveau complètement. Sauf que cette fois, ce n’est pas sans conséquence. Je me suis mise à perdre mes cheveux par poignées.

acné roaccutane effets secondairesJ’arrête illico le traitement de peur de finir chauve à 21 ans. Je prends aussi enfin le temps de lire les effets secondaires liés au Roaccutane, et ça fait peur. Vraiment peur. Pour n’en citer que quelques uns : chute de cheveux, dessèchement des muqueuses, symptômes gastro-intestinaux, et on le suspecte d’être à l’origine de dépressions et mêmes de suicides (pour la liste complète des 152 – oui 152[1] ! – effets indésirables mentionnés sur la notice, c’est par ici). Je réalise alors que j’ai été bien inconsciente et que je n’aurais pas dû prendre ce traitement sur un coup de tête sans réfléchir. Le ratio risque / bénéfice n’en valait clairement pas la chandelle, et je suis persuadée que ce produit devrait être réservé uniquement aux cas les plus sévères, alors qu’il se vend aujourd’hui comme des petits pains et que bien souvent le dermato ne prend pas la peine d’expliquer au patient les risques réels qu’il implique.

Bref, j’arrête donc Roaccutane et cette fois-ci, miracle, l’acné ne revient pas ! Je suis alors uniquement sous pilule et je pense naïvement être débarrassée de l’acné à vie.

 

22 à 27 ans : Pilule et Acné adulte

Erreur. J’ai bien vite déchanté lorsque je décide d’arrêter la pilule et que l’acné est revenue au bout de 2 mois en mode « invité surprise qui ramène des copains ». Et oui, c’est un truc qu’on ne vous dit pas trop ça quand on vous prescrit la pilule : il y a un pourcentage non négligeable de femmes qui se retrouvent avec de l’acné lorsqu’elles stoppent la pilule, dont certaines n’en avaient jamais eu avant. Un peu comme si les hormones prenaient leurs revanches « tu m’as pas laissé foutre le bordel avant, je le fais maintenant ! » Nul doute que beaucoup de femmes choisiraient un mode de contraception différent si elles en étaient informées. Je cours donc voir le dermato (un autre que celui qui m’avait prescrit Roaccutane) qui me dit qu’il faut soit reprendre la pilule, soit faire une cure de Roaccutane. Vu mon aversion pour ce dernier, je reprends, résignée, la pilule, dégoûtée à l’idée que je vais devoir être sous pilule toute ma vie si je ne veux pas avoir de boutons.

Mais à 27 ans, après quasi 13 ans sous pilule à prendre des hormones tous les jours, je décide d’arrêter, malgré le spectre du retour de l’acné qui plane au-dessus de ma tête. Décision renforcée par la lecture du livre du Pr. Joyeux « Pilule Contraceptive : Dangers et Alternatives » qui me fait l’effet d’une bombe, et dans lequel il explique les effets secondaires à plus ou moins long terme de la pilule sur la femme (risque accru de cancers du sein, baisse de libido, baisse de la fécondité par exemple), mais aussi sur l’environnement (en tête : résidu des hormones dans les urines ensuite déversées dans les rivières et fleuves, ce qui perturbe les poissons). J’écrirais un article plus long à ce sujet, car cela mérite vraiment de s’y attarder plus en détails, en attendant vous pouvez lire cette interview intéressante du Pr. Joyeux.

acné-piluleJ’arrête donc la pilule. Et ça n’a pas raté. 6 mois après, l’acné fait son grand retour. Timidement d’abord, puis très franchement : apparition de boutons à des endroits improbables où je n’avais jamais eu d’acné avant comme la zone des maxillaires sous le menton, et le cou. C’est limite pire que quand j’étais ado. Le coup de grâce viendra de ma boss, qui m’a demandée un beau matin si je n’ai pas la varicelle. La question s’est donc posée sérieusement de reprendre ou non la pilule. C’était tentant, mais non, je ne voulais pas céder. J’ai épluché forums et blogs en quête d’une solution non agressive pour ou ma peau (je vous conseille d’ailleurs cet article pour un bon état des lieux).

 

27 ans : Traitements « alternatifs » contre l’acné

S’en est suivie une période qu’on va appeler d’essais et erreurs ou j’ai tenté des trucs plus ou moins conventionnels, genre appliquer de l’huile de jojoba (sensée empêcher la formation de sébum), faire sa propre lotion anti-acné (un échec), une cure de zinc (un autre échec), des bains vapeur à l’huile essentielle de lavande (désinfectante), jeûner (je ne le faisais pas pour ça, mais il se trouve que j’ai vu une nette amélioration de ma peau après une semaine de jeûne, mais non durable, j’en parle ici), l’acuponcture (acte désespéré, j’étais prête à tout)… D’échec en échec, j’ai finalement décidé de lâcher l’affaire en me disant que ça partirait bien quand ça partirait. Et puis c’est effectivement ce qui s’est passé.

 

28 ans – Jusqu’au jour où…

Environ 15 mois après l’arrêt de la pilule, l’acné a fait ses valises et est tout simplement parti de lui-même, alors que je ne prenais plus aucun traitement. Impossible de vous dire pourquoi, comment, mais c’est parti. Aujourd’hui, j’ai une peau impec. Sans plus prendre de pilule ni médocs, mon acné récalcitrant à tous les traitements a finalement disparu.

Du coup, je me suis demandée s’il n’y avait pas un rapport avec le mental. A partir du moment où j’ai décidé de m’en foutre et arrêté de faire une fixation dessus, c’est progressivement parti. Ou alors est-ce qu’il n’y a tout simplement pas un « délai » nécessaire après l’arrêt de la pilule pour se sevrer ? Le temps que le corps reprenne ses marques et se réhabitue à son cycle naturel ? Je n’ai pas la réponse, mais je suis intimement persuadée que si j’avais juste laissé la nature suivre son cours lorsque j’étais ado, mon acné serait partie de lui-même bien avant mes 27 ans, une fois le chamboulement hormonal passé, et que la pilule n’a finalement fait que retarder ce processus naturel.

Ce qui a marché pour moi ne marchera pas nécessairement pour les autres. Chacun réagit différemment et il ne s’agit pas de donner ici une recette miracle. Néanmoins il est intéressant de constater qu’avec le temps, sans s’en occuper, l’acné finit par partir (car je suis certaine de ne pas être la seule dans ce cas).

 

Tout ça pour dire…

Si j’ai écrit ce témoignage, c’est d’une part pour apporter une autre perspective aux conseils qu’on entend souvent pour vaincre l’acné (et si prendre son mal en patience était la solution au lieu de s’empoisonner avec des traitements nocifs?) Et d’autre part, dans le cas où la question d’un traitement se pose, inciter parent, ado, adulte, dermato, à se demander par trois fois si ça en vaut vraiment la peine, surtout s’il s’agit d’une acné modérée.

Dans mon cas, la réponse aurait été clairement non, non et non, ça n’en valait pas la peine. Et j’aurais aimé avoir à cette époque le recul et la maturité nécessaire pour peser le bénéfice à court terme des traitements anti-acné versus leurs conséquences à long-terme. Car si on m’avait dit que 15 ans de pilule allaient accroître le risque que je développe un cancer du sein, que j’allais perdre mes cheveux sous Roaccutane (car je n’ai jamais regagnée entièrement ma masse capillaire après l’arrêt du traitement), et que ma peau allait devenir ultra-sensible aux coups de soleil à vie, il est certain que j’aurais fait des choix bien différents.

 

Je serais curieuse de savoir si vous aussi, vous avez eu des expériences similaires?

 

La Carotte Masquee

[1] http://www.leparisien.fr/societe/medicaments-dangereux-apres-le-mediator-le-roaccutane-28-01-2011-1246976.php

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25 Comments

  1. 1

    J’ai vécu à peu prés la même chose que toi…de l’acné à partir de la puberté, se laver le dos tous les soirs, puis y passer des crèmes, pareil sur le visage, prendre des antibiotiques…On m’a aussi proposer Roaccutane, mais je n’ai pas cédé, toutes les prises de sang et toutes les marches à suivre m’ont vite fait déchanter…Du coup, j’ai été sous pilule, et ça a marché un temps, puis est venu l’arrêt de la commercialisation de Diane 35, et la j’ai arrêté de m’intoxiquer. J’ai du chercher un remède naturel, et grâce aux plantes mes boutons ont diminué, pour quasiment disparaître.
    Je n’avais pas beaucoup de boutons, mais ça m’a tout de même pourrie la vie. Et d’ailleurs, aujourd’hui à 27 ans j’ai encore du mal à me regarder dans le miroir et à me trouver jolie. Je n’ai plus de boutons, à part quelques uns dans le dos, mais j’ai encore la vision de mes 15 ans…et c’est pas toujours facile à vivre.
    Je crois qu’il faut laisser faire le temps, en effet, mais on peut aussi essayer de trouver des remèdes alternatifs…moi ça a fonctionné!

    • 2

      Merci Julie pour ton témoignage. JE pense qu’on est nombreuses dans ce cas, et au moins tu as eu la présence d’esprit de ne pas prendre roaccutane. Quelles plantes as-tu utilisées si ce n’est pas indiscret?

      • 3

        J’ai pris des comprimés de bardane et de pensée sauvage.
        Cela a fonctionné sur moi, ce n’est pas dit que cela fonctionne sur tout le monde!!

  2. 4

    Bonjour, en effet je trouve que le « lâcher-prise » fonctionne plutôt bien, on accepte le corps tel qu’il est et ça peut finir par s’en aller 🙂
    Je pense que les problèmes de peau sont aussi liés à une cause interne du corps.
    Petit exemple personnel : j’avais des tâches blanches sur les bras, que les quelques médecins et dermatos que j’ai vus ont appelé eczéma ou mycoses. Après avoir consulté une naturopathe, on a pensé qu’il fallait plutôt traiter un organe : la vésicule biliaire ! après 2 mois de cure de radis noirs, d’autres plantes infusées, et une année à ne plus y penser; elles ont disparues ! 🙂 (alors que je les avais depuis 10 ans).
    Après chaque cas est différent ! Mais je suis persuadée qu’en réagissant (acné, tâches, douleurs etc.), le corps et la peau font passer des messages, ce qui nous permet de travailler sur nous 🙂

    Merci pour tes articles, j’apprécie de flâner sur ce blog

    • 5

      Merci Ayalamih, ton exemple personnel est très intéressant (et merci pour le compliment sur le blog également :)).
      Je n’y connais pas grand chose en naturopathie, mais je te rejoins tout à fait sur l’idée que les symptômes physiques sont dans de nombreux cas des manifestations d’un malaise psychique / mental. Une amie m’avait parlée d’un livre écrit par un dame (je sais c’est vague comme ça!) dans lequel elle lie chaque problème de peau / digestion / etc. avec une cause mentale (ex: manque de confiance en soi, etc.). Je ne me souviens malheureusment plus du titre, et je ne suis pas persuadée que l’on puisse expliquer toutes les maladies / affections comme cela, mais l’approche holistique en tout cas m’avait beaucoup parlée.
      A bientôt,
      Aurelia

  3. 8

    Coucou. Quand j’ai arrêté la pilule, j’ai eu une grosse poussée d’acné aussi. J’ai tenté de laisser faire le temps et pas mal de traitements naturels. J’ai fini par trouver une routine qui me permet de réduire le nombre de boutons et d’atténuer rapidement les cicatrices. Ceci dit, au bout de 2 ans et demi, j’avais toujours d’énormes trucs sur le coup… A 26 ans j’en ai eu marre et j’ai consulté une dermato. J’ai refusé tout net le roaccutane qu’elle voulait me filer et conservé ma routine soin à base de produits simples (aloe vera, mélanges d’huiles…). Par contre j’ai pris un traitement d’antibio pendant 3 mois et ça a été miraculeux.^^
    La diminution drastique du sucre ajouté sous toutes ses formes m’aide aussi beaucoup.
    Depuis septembre, j’ai une nouvelle grosse poussée d’acné (visage et dos) suite à un gros bouleversement hormonal aussi imprévu qu’inévitable… J’hésite à retourner voir un spécialiste.
    Bref tout ça pour dire, laisser le temps ça ne fonctionne pas toujours. Mais si on peut éviter les gros traitements à effets secondaires, je pense qu’il vaut mieux. 😉

    • 9

      Merci Gwen, c’est chouette d’avoir ton retour. Effectivement, mon témoignage est celui d’une seule personne, j’imagine qu’il y a autant d’expériences que d’individus. Mais je tenais à sensibiliser à tout de suite aller vers des traitements radicaux (tout en ayant bien conscience qu’ils sont appropriés pour certains, mais je trouve dommage que cela ce soit généralisé autant à certains qui n’ont pas tant de boutons que cela). Je te souhaite bonne chance pour la suite 🙂

  4. 10

    Je suis vraiment contente de lire un article comme celui-ci car c’était exactement mon questionnement par rapport à l’acné post-pilule. J’ai moi aussi arrêté complètement la pilule après plus d’une dizaine d’années, et à peine deux ou trois mois plus tard, je me suis retrouvée avec énormément d’acné. A la différence de mon acné d’adolescence, celle-ci était vraiment très douloureuse et située sur le menton, les mâchoires et le cou (j’ai assez vite découvert sur internet que c’est l’emplacement de l’acné hormonale). J’ai vraiment flippé et j’ai essayé de trouver des articles pour m’expliquer la cause de cette acné; pour une néophyte comme moi, l’explication en gros c’est le déséquilibre hormonal produit par l’arrêt net de la pilule à laquelle notre corps s’est habitué depuis des années. Comme en manque, ou en désintoxication, il produit différents effets indésirables (j’ai perdu beaucoup de cheveux aussi). Du coup, j’ai aussi suivi les différents conseils que j’ai trouvé sur internet, mais je me demandais sans cesse: si c’est une question de déséquilibre, de désintoxication, il n’y a pas un moment où mon corps va retrouver sa normalité? Je n’ai rien trouvé, si ce n’est un article américain qui disait en gros qu’il fallait attendre environ quatre mois pour que l’acné post-pilule se calme. C’est tout bête mais ça m’a donné espoir, je me suis accrochée et je n’ai pas repris cette satanée pilule. Tout en poursuivant les différentes solutions qui, soyons honnêtes, ne faisaient que limiter la casse (le jus de citron directement appliqué à vif combiné à une crème au clou de girofle – connu pour ses propriétés désinfectantes était la seule chose qui empêchait plus ou moins les grosses flambées quotidiennes, puis le maquillage la journée), j’ai surtout attendu que le temps passe. Et, miracle, quasiment du jour au lendemain au bout de 6 mois tout est parti. J’étais encore en train de me nettoyer le visage en désespérant la veille, et le lendemain matin je constate que presque tous mes boutons sont partis. Le surlendemain ça se confirme, et trois jours plus tard absolument plus rien. Du coup j’imagine pour si la cause de l’acné est ce fameux rééquilibrage hormonal post-pilule, le remède est le temps. Bien sûr, s’il y a d’autres causes ou si le corps réagit autrement, ça ne marche peut-être pas. Mais je suis contente de voir que pour d’autres aussi le temps a fait effet, parce que cette acné est vraiment insupportable!!!

    • 11

      Hello Elizaline ! J’ai adoré lire ton témoignage. Le coup du jus de citron / crème au clou de girofle m’a beaucoup fait rire, ça m’a rappelé mes essais plus ou moins expérimentaux aussi. Très intéressant ce que tu dis sur les cheveux, cela pourrait expliquer la chute de cheveux que j’ai aussi eu après l’arrêt de la pilule. De mon côté, j’ai depuis remarqué que la saison avait également une influence sur ma peau. Il m’arrive d’avoir de petites poussées en hiver (minime par rapport à ce que j’ai eu après l’arrêt de la pilule), jamais en été…
      Et tu as tout à fait raison de comparer cela à de la désintox; j’avais lu certains témoignages qui indiquaient avoir fait un arrêt progressif de pilule pour cette raison là justement (espacer les prises ou certaines coupaient même la pilule en morceau pour limiter les doses).
      Ravie de lire que le temps a aussi eu des effets bénéfiques pour toi !

  5. 12

    Merci pour ton article. Situation similaire, j’ai pris diane 35 à 18 ans pour acné modérée, lorsqu’il y a eu le scandal on m’a basculé sur une pilule de première génération qui m’a apportée beaucoup d’acné. J’ai tenu un an et demi et j’ai tout arrêté.

    Durant l’arrêt, j’ai tout essayé de naturel et de pas naturel. en fin d’année dernière, ma situation était en train de s’améliorer après deux grosses crise d’acné (comme j’en ai jamais eu même ado) je décide de consulter une naturopathe.

    J’ai testé des plantes censées remettre les hormones en plus, et ça a fait tout l’inverse. ça m’a redonné une acné fulgurante.
    Suite à ça, pas vraiment de solution, mes hormones étant complètement détraqués et mon mental plus qu’au bout j’ai repris la pilule. Je m’en veux d’avoir pris les plantes conseillées par ma naturopathe… et surtout d’avoir repris cette pilule.

    C’est un supplice de se voir dans le miroir tous les jours. Mais je me dis que reprendre la pilule va me laisser un break pour me retrouver avec moi-même et reprendre confiance en moi. Je me laisse une année et par la suite j’arrêterai la pilule mais cette fois-ci progressivement (je ne sais pas si tu as vu les articles du blog d’acérola sur le sevrage progressive) pour éviter au maximum l’effet rebond.

    Lorsque tu as arrêté la pilule, tu étais souvent quelle pilule ?
    J’ai repris YAZ pour ma part depuis 3 bonnes semaines.

    Bonne soirée
    Marie

    • 13

      Bonjour Marie,
      Ton témoignage est vraiment touchant, j’ai senti ta détresse rien qu’à te lire. Je compatis sincèrement; c’est fou comme l’acné peut nous impacter à ce point, ainsi que l’image qu’on a de soi. Courage, tu vas trouver une solution j’en suis certaine, tout ceci est passager 🙂
      La première chose que je te dirais c’est d’arrêter de t’en vouloir: t’en vouloir pour avoir testé une naturopathe, t’en vouloir pour avoir repris la pilule. Tu as agi en fonction de ce qui te semblait judicieux à ce moment là, et c’est fait. Maintenant concentre ton énergie à trouver une solution, car le mental impacte vraiment sur notre corps. Je sais que moi, dans les moments de stress, j’ai des poussées de boutons par exemple.
      Ensuite, je me demandais si tu avais regardé du côté de l’alimentation? Les produits laitiers et le sucre notamment sont connus pour avoir un effet néfaste sur la peau. Beaucoup boire est aussi primordiale. J’avais fait un jeûne d’une semaine il y a deux ans et ça avait eu un effet miracle sur ma peau (malheureusement pas durable): tous les butons étaient partis en 2 semaines, c’était assez incroyable. Et je suis assez convaincue que c’était le fait de beaucoup boire et de ne pas nourrir mon corps de saletés (j’ai écrit un article spécifiqement là dessus si jamais ça t’intéresse). Dernier conseil aussi qui a semble-t-il un peu marché pour moi: faire des petits bains de vapeur à l’HE de lavande. J’ai aussi lu que l’HE de tea tree directement applquée sur les boutons pouvait avoir des effets miraculeux. Loin de moi l’idée de te dire quoi faire bien sûr, ce sont simplement des pistes si jamais tu n’avais pas cherché de ce côté là.
      Pour répondre à ta question, je prenais la pilule Jasminelle, il me semble que c’est une microdosée. Et effectivement, j’ai entendu parler du sevrage progressif, mais seulement après avoir arrêter d’un coup, du coup je n’en ai pas eu les potentiels bénéfices. Mais pleins de filles disent que ça marche, ça ne mange pas de pain de tester.
      Bon courage 🙂
      Aurélia

      • 14

        Merci pour ton gentil commentaire ! Je pense que tu as raison m’en vouloir ne fera pas avancer le problème. Côté alimentation, je ne consomme pas de lait depuis des années, ni de sucre (le moins possible). Je consomme tous les produits bio et ne mange pratique pas de viande.
        De ce côté là mon alimentation est quasi « parfaite ». Mon souci vient bien d’un dérèglement hormonal ou d’une sensibilité hormonale.
        Ca fait trois bonne semaines que j’ai repris la pilule et ma peau s’améliore donc je pense que le souci était là !

        Je pense réellement que personne ne se rend compte à quel point psychologiquement c’est dur, surtout quand tu es une jeune adulte (j’ai 28 ans).

        Encore merci de m’avoir répondu 🙂
        bonne journée

  6. 16

    Coucou,

    J’ai eu une expérience un peu similaire à la tienne, avec une acné modérée mais coriace.
    Après avoir globalement tout testé, notamment un maximum de traitements naturels, j’ai pris un peu à contre-coeur Roaccutane pendant 10 mois. Je ne voyais plus d’autre alternative. Même si la cure a été franchement difficile à vivre, je revis aujourd’hui… Et j’espère ne pas avoir de rechute ! Maintenant je fais le minimum syndical pour ma peau : beaucoup moins de maquillage, nettoyage très doux, un peu d’hydratation et basta. Et franchement, je crois qu’il n’y a pas besoin de faire plus. Je suis persuadée que j’ai un peu détraqué toute seule mon écosystème cutané à force d’en faire trop. Le mieux est l’ennemi du bien, j’en suis persuadée 🙂

    • 17

      Merci pour ta réponse Astrid 🙂 comme toi je fais le minimum syndical et pour l’instant je dois dire que c’est ce qui me réussit le mieux! Ravie de savoir que tu ne risques pas la rechute post arrêt pilule, qui est vraiment une grosse frustration (on se dit « tous ces effort pour rien »!) – tu as eu de la chance d’avoir un dermato qui accepte de te prescrire roaccutane sans pilule! Le mien n’a pas été aussi compréhensif (et à ce moment là je ne me posais pas non plus la question des dangers de la pilule).

  7. 18

    Bonjour,
    Je crois que cet article me parle et qu’il y a vraiment un rapport entre le stress et l’acné hormonale. Plus on y pense, plus on est fixé dessus et plus ça va s’augmenter.

    De mon côté, j’ai rigolé car j’ai fait les mêmes tests que toi un peu farfelu, jusqu’au moment ou je me suis dit, je me lave le visage je l’hydrate point barre.

    Advienne que pourra!

    De ton côté tu as toujours gardé une routine strict pendant tes périodes de crise que tu cites ? Actuellement quel est ta routine ?

    • 19

      Bonjour Aissa,
      Merci pour ton message !
      Je n’ai pas du tout de routine stricte! J’ai arrêté tous les produits et ça avait fini par partir. Il faut dire qu’habitant en Inde, l’humidité avait sûrement bien aidé à hydrater ma peau. Quand j’étais revenu en France 3 semaines en hiver, j’avais qqs boutons qui étaient réapparus, mais rien de dramatique.
      Aujourd’hui, je ne fais rien à part passer un coup d’eau sur ma peau et de temps en temps un petit gommage sous ma douche (je ne me maquille que très rarement du coup je ne me démaquille pas non plus tous les jours). J’ai pas une peau impeccable (quelques mini boutons ici ou là) mais je crois que c’est bel et bien parti !

      Bon courage 😉

      • 20

        C’est fou je lis que beaucoup de personne ont simplement arrêté de se laver le visage et ça fonctionne, au début la peau rechigne puis s’auto régule d’elle même.
        Mais lorsque tu avais de l’acné aussi, à l’arrêt de ta pilule tu ne faisais rien ? ou tu as décidé de cela une fois la peau calmée ?

        • 21

          Quand j’avais de l’acné et que j’ai décidé d’arrêter mes essais infructueux (!!) je me maquillais encore pas mal pour cacher mes boutons justement; du coup ma routine incluait aussi de me démaquiller le soir. De temps en temps un peu de crème hydratante anti-rougeurs. Et puis peu à peu j’ai arrêté tout ça, alors que j’avais encore de l’acné. Je ne saurais te dire si c’est le fait d’avoir arrêté de mettre des choses sur ma peau, ou si c’était mentalement le fait d’accepter que « ça partira quand ça partira », ou l’impact positif de l’humidité de l’air (ou les 3 à la fois!) mais dans mes mois qui ont suivi: tout est parti! Je ne sais pas si ça répond précisément à ta question?

          • 22

            Oui, merci tu réponds à la question. Et pour répondre à ton interrogation de l’article, je connais et lu/entendu beaucoup de personnes qui ont vu tout disparaitre une fois qu’elles ont lâché prise ! Je pense que quelque chose doit se creuser.

            Mais il est difficile d’arriver/réussir à franchir ce cap. J’essaye mais c’est difficile. Est-ce que tu as eu des astuces/conseils des choses qui t’ont aidé à lâché prise sur cela ?

          • 23

            Oui je suis persuadée aussi que le mental joue un rôle clé! De mon côté je n’avais rien lu à ce sujet, j’en ai juste eu ras le bol. C’est aussi le moment où j’ai peu à peu pris conscience que ma santé passait avant mon apparence. Enfin, c’était une période où je me suis plus écoutée (je faisais aussi de la méditation dans un centre), et ai pris des risques qui m’ont apportés plus d’épanouissement personnel, et surtout de sérénité et confiance en moi. Voilà voilà 🙂

  8. 24

    Haha mais que j’aime la délicatesse de ta (ton ancienne peut-être maintenant) boss ! 😀 J’étais à mi-parcours de ton article que je me suis dit « mais c’est ça, c’est psychologique ! ». Bon, c’est clair que tu ne connaitras jamais le fin mot de cette histoire, mais en tout cas, le stress infligé par le fait d’avoir de l’acné a probablement eu un impact sur elle… Et là tu étais partie dans un fameux cercle vicieux !
    J’ai été face aux mêmes problèmes que toi après l’arrêt de la pilule, et j’avoue avoir aussi un peu psychoté au début… Parce que bon, avoir l’air d’une ado en pic de puberté à 24 ans, c’est pas trop le bonheur ! Je me suis aussi décidée à laisser la Nature suivre son cours (sans passer par tous ces traitements par contre), et c’est passé plus ou moins tout seul. Je remarque par contre que dans des pics de stress, elle refait toujours surface (histoire de me sentir belle comme une aisselle quand mon moral n’est déjà pas au beau fixe) mais au moins ça me pousse à rester à l’écoute de mon corps et mes états d’âme.
    Passe une belle semaine 😀

    • 25

      Je fais le même constat que toi: en périodes de stress, c’est la fête du bouton (bon jamais aussi prononcé que cette fameuse période varicelle dont on taira le nom!). Je remarque aussi que le climat humide de l’Inde semble meilleur pour ma peau que celui sec de Paris. Peut-être car ça l’hydrate, car c’est clair que ce n’est pas une question de pollution (Mumbai est bien plus pollué!). Bref, au final, je n’arrive pas à avoir le fin mot de l’histoire comme tu dis, et j’imagine qu’il y a peut-être aussi une combinaison de facteurs!

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