Ouvrir un compte dans une banque éthique : pourquoi et comment ?

Nous allons parler banque éthique aujourd’hui. Un sujet primordial et pourtant peu abordé sur la blogosphère. Pourtant nous sommes de plus en plus nombreux et nombreuses à consommer en fonction de nos valeurs. Que ce soit en consommant local, bio, végan, peu importe, nous souhaitons ainsi privilégier les entreprises et produits qui nous semblent éthiques. Ce faisant, nous utilisons notre porte-monnaie comme un bulletin de vote au quotidien. Et pourtant, nous ne pensons pas immédiatement à l’impact de notre compte en banque, qui est pourtant la réserve de ce porte-monnaie ! Nous n’avons pas nécessairement conscience que notre compte courant au Crédit Agricole ou notre livret A à la BNP peut carrément s’inscrire à contre-courant de cette démarche éthique que nous prenons si soin d’adopter. Vous êtes vous par exemple déjà demandé.e ce que fait votre banque de votre argent ?

Cet article a donc d’abord pour but de vous expliquer de façon je l’espère claire comment les banques fonctionnent et utilisent notre argent sans que nous ayons notre mot à dire, mais surtout proposer des alternatives plus éthiques aux banques classiques pour ceux et celles qui voudraient aller plus loin dans la démarche.

Pourquoi opter pour une banque éthique ?

Il faut d’abord rappeler ce qu’est une banque et quelles sont ses fonctions. On distingue les banques de détail (votre agence bancaire ayant pignon sur rue) et les banques d’investissement (grosso modo, c’est à elles qu’on fait référence quand on parle des salles de marchés). Avant ces deux métiers étaient bien distincts, c’était la loi. Mais de nos jours, les banques font les deux, un petit détail qui a son importance pour la suite. On va se pencher pour l’instant sur les banques de détail, qui ont trois fonctions principales :

  1. octroyer des crédits : prêt immobilier, prêt à la consommation, etc.
  2. recevoir des dépôts d’argent : compte courant, livret épargne, etc.
  3. gérer les moyens de paiement : traitement des chèques, règlements par cartes, virements entre comptes, maintien du réseau de distributeurs, etc.

C’est la deuxième fonction de collecte et gestion de l’argent qui nous intéresse particulièrement. Grâce aux dépôts d’argent de ses clients sur les comptes courants et d’épargnes, la banque a accès à des ressources, qu’elle entend bien utiliser pour s’enrichir.

En effet, votre argent ne dort pas. Il n’est pas physiquement en dépôt à la banque. Si vous pensiez qu’il était bien au chaud dans un coffre fort, ce n’est pas le cas. La banque en utilise la majorité et ne garde qu’un peu de liquidités pour faire face aux demandes usuelles (environ 1%, c’est ce qu’on appelle la « réserve fractionnaire »). Cela veut concrètement dire que si demain tous les clients de BNP se rendaient à leurs agences retirer leur argent et fermer leurs comptes, BNP ne pourrait tout simplement pas faire face. C’est ce qui s’est passé en 2012 avec la crise chypriote.

La grande majorité de votre argent, la banque l’utilise donc. Si vous ne devez retenir qu’une chose, c’est bien ceci : à chaque fois qu’une personne dépose de l’argent sur son compte courant ou son Livret A, elle le prête en fait à sa banque, qui en fait ce qu’elle ne veut sans lui rendre de compte. Vous ne recevez en effet pas avec votre relevé bancaire le détail des investissements que la banque a effectués grâce à vos dépôts. Quelque chose que les gens semblent ignorer et avec quoi ils ne sont pas nécessairement d’accord. Selon un sondage britannique, une personne sur trois serait ainsi opposée à ce que la banque prête ne serait-ce qu’une partie de ses dépôts. Maintenant qu’on a compris cela, on peut regarder de plus près ce que la banque fait avec notre argent.

 

Que fait la banque avec notre argent ?

La majeure partie de l’argent déposé est soit prêtée à des tiers, soit utilisée par les banques pour spéculer pour leurs comptes propres.

 

Elle accorde des prêts, surtout aux entreprises

Dans le premier cas, la banque octroie des prêts, principalement aux entreprises ayant besoin de capitaux pour leurs investissements. A l’échelle d’un pays, ce sont en effet les particuliers qui détiennent l’épargne, et les entreprises qui sont emprunteuses.

Cela veut dire que potentiellement, votre argent a pu servir pour un prêt à une entreprise de tabac, de pétrole, de l’agroalimentaire, etc. Des secteurs avec lesquels vous êtes peut-être en désaccord et que vous prenez bien soin de ne pas soutenir financièrement dans votre vie quotidienne, mais que votre banque finance allégrement. Prenons un exemple concret. Imaginez que Nicolas soit un militant écolo qui a fait de la transition écologique sa priorité. Ce que Nicolas ne sait pas, c’est que sa banque a octroyé un prêt à Areva pour la construction d’une nouvelle centrale nucléaire. Vous pensez que c’est exagéré ? Pas du tout, BNP Paribas finance par exemple 9 fois plus les énergies fossiles que renouvelables. Vous voyez le hic. Pas très cool pour Nicolas tout ça.

 

Elle spécule sur les marchés financiers

Deuxième cas de figure, la banque spécule avec votre argent sur les marchés financiers pour s’enrichir. Elle en a parfaitement le droit depuis que les banques de détail et les banques d’investissement ne sont plus séparées. Ainsi toutes les grandes banques françaises ont aussi une banque d’investissement. Et cela pose deux problèmes:

  • Le premier est similaire à celui exposé dans le paragraphe précédent : vous ne savez pas dans quels secteurs ni entreprises la banque investit.
  • Le deuxième, plus grave, est le risque que cette activité spéculative fait porter sur la société. Dans le cas où l’investissement porte ses fruits, cela va dans la poche de la banque (bon elle est sympa, elle vous en donne une infime partie en rémunérant votre épargne). Dans le cas où l’investissement met la banque en difficulté, elle appelle l’Etat au secours. C’est ce qui s’est passé en 2009 avec la crise des subprimes. A l’aube d’un potentiel effondrement du système bancaire américain, l’Etat a dû injecter la modique somme de 800 milliards de dollars (!!), aux frais du contribuable, parce que les banques avaient spéculé avec l’argent de leurs clients sur des produits financiers moisis. « Privatisons les gains et mutualisons les pertes » est devenue la devise des marchés financiers.

A noter : pour la banque, ce sont les comptes courant qui sont les plus avantageux, puisqu’ils procurent aux banques des ressources gratuites, sans intérêts (vous ne recevez pas d’intérêts sur votre compte courant, alors que vous en recevez sur vos comptes épargne par exemple). Nous sommes donc tous et toutes concerné.es, par uniquement les personnes avec beaucoup d’argent placé sur des comptes épargne.

Vous l’aurez compris : vous ne pouvez pas savoir comment la banque utilise votre argent, et si vous êtes dans une démarche d’adopter un mode de vie éthique et responsable, ces investissements vont sans nul doute à l’encontre des valeurs que vous portez et incarnez.

Alors que faire ? Tout d’abord renseignez-vous sur les financements de votre banque. Cherchez des informations de sources différentes, pas seulement sur le site de votre banque, potentiellement experte en greenwashing, et qui ne va pas crier haut et fort qu’elle investit dans l’armement. Je vous conseille notamment de lire ce petit fascicule « Choisis ta Banque » établi par l’ONG Les Amis de la Terre. Si vous vous rendez compte que votre banque est loin d’être exemplaire et que cela vous pose un problème moral, vous pouvez choisir de vous tourner vers des banques plus en accord avec vos valeurs, qui ne spéculent pas avec votre argent et font de la transparence une de leurs priorités. En un mot, une banque plus éthique.

Alors certes, la paperasse administrative que cela entraîne peut rebuter, mais comme dans toute « révolution », il faut des précurseurs pour que le mouvement prenne de l’ampleur. Et si vous en faisiez parti.e ? 🙂

 

Justement, quelles sont les banques éthiques ?

Je ne sais pas s’il existe des banques complètement éthiques, mais il est certain qu’il en existe des plus éthiques que d’autres, ayant une véritable démarche de transparence. En voici quelques unes.

LA NEF : « réinventer la banque »

Créée en 1988, la Nef est une coopérative financière. Elle offre des solutions d’épargne et de crédit orientées vers des projets ayant une utilité sociale, écologique et/ou culturelle, mais n’offre pas encore de solutions pour les comptes courants. D’après les Amis de la Terre et le cabinet de conseil Utopies, la Nef est l’établissement qui émet le moins de gaz à effet de serre par euro investi parmi toutes les banques françaises. On peut lire sur le site web :

Sa mission est de fournir à ses sociétaires et clients les moyens d’être acteurs de la transition écologique et sociale de notre société. Fidèle à son principe fondateur « Pour que l’argent relie les hommes », la Nef crée des outils financiers de participation citoyenne pour mettre en marche et accompagner des nouvelles façons de produire, de consommer, d’entreprendre, d’habiter.

Les projets qu’elle soutient au quotidien sont donc ceux qui construisent la société de demain : agriculture biologique et paysanne, circuits-courts d’énergie renouvelable, recyclage, habitats participatifs et écologiques, auto-partage, commerce équitable, entrepreneuriat social etc.

Concrètement, vous pouvez opter plus plusieurs solutions d’épargne:

  • Le livret Nef : votre épargne reste disponible à tout moment. Vous pouvez partager en partie ou totalité vos intérêts avec l’Association Nef dont le but est de promouvoir des initiatives associatives à forte vocation sociale et environnementale (par example aide aux agriculteurs en bio dans leur installation).
  • Le compte à terme Nef: votre épargne est immobilisée selon une durée choisie à l’ouverture de placement entre 25 mois et 10 ans et votre taux de rémunération varie en fonction de cette durée du placement. Vous choisissez vous-même l’orientation de votre épargne parmi 4 secteurs (agriculture biologique ou bio-dynamique, développement social et solidaire, formation art et culture, écologie et environnement). Enfin, cerise sur le gâteau, vous pouvez faire don de tout ou partie de vos intérêts à une association partenaire de la Nef, incluant entre autre Amnesty International, Colibris ou encore Zero Waste France. C’est cette option que j’ai choisie, je vous en parle un peu plus bas.
  • Le compte à terme « Prêt de Chez Moi » Nef : il s’agit là d’un prêt d’un particulier à un autre pour l’aider à financer un projet à plus-value écologique, sociale, et/ou culturelle, sans risque de perte en capital.  Une très belle manière de faire preuve de solidarité et créer du lien avec un porteur de projet qu’on souhaiterait soutenir. A noter que ce compte n’est pas rémunéré et votre épargne est immobilisée entre 3 et 7 ans. Vous pouvez voir quelques exemples de projets à financer ici.

J’ai personnellement opté pour un compte à terme Nef en orientant mon épargne vers des projets « écologie et environnement ». J’ai aussi décidé de partager 50% de mes intérêts avec le Mouvement Colibris.

Points positifs :

  • Une démarche vraiment éthique et transparente au service de la construction d’un monde meilleur.
  • Possibilité de choisir l’axe sur lequel on souhaite orienter son épargne
  • Le plus gros salaire n’excède pas 5 fois le plus bas.
  • Une banque coopérative qui appartient à ses 37 000 sociétaires et épargnants.
  • Une newsletter mensuelle qui me donne des nouvelles des projets soutenus par la Nef.

Extrait d’une newsletter mensuelle de La Nef. En passant, j’ai découvert Commown.

Points négatifs :

  • Pas (encore) de possibilité d’ouvrir un compte courant
  • Service client moins réactif qu’une banque classique: il faut parfois prendre son mal en patience pour obtenir une réponse d’un conseiller ; cependant les réponses sont toujours très précises et complètes. Disons que si je n’avais pas été archi motivée pour ouvrir un compte épargne chez eux, j’aurais pu lâcher l’affaire 10 fois (cependant, pour en avoir parlé avec d’autres personnes aussi épargnantes chez la Nef, elles ne semblaient pas avoir eu ce problème).
  • Un taux d’intérêt faible (pour moi c’est 0,5%, mais cela variera pour chaque épargnant en fonction du compte choisi, du montant et de la durée de placement). Cela pourra en faire fuir plus d’un, mais personnellement ce taux m’apparaît tout à fait logique puisque la Nef ne spécule par sur les marchés boursiers avec votre épargne, et dispose donc de moins de revenus qu’une banque traditionnelle. Je préfère ainsi recevoir moins d’intérêts mais que cet argent soit « propre ».

Pour en savoir plus : https://www.lanef.com

 

Crédit coopératif

Le Crédit Coopératif dispose d’une offre « L’Essentiel Agir », comprenant :

  • un compte Agir: les sommes déposées sur le compte sont affectées au financement de projets à plus-value sociale et environnementale. Le Crédit Coopératif vous laisse également la possibilité de choisir le domaine d’action que vous souhaitez soutenir : la planète, une société plus juste (aides aux personnes fragiles ou en situation de précarité), ou entreprendre autrement (coopératives, insertion professionnelle, commerce équitable), ou même ces trois à la fois. De plus, chaque fois que vous utilisez votre CB Agir, le Crédit Coopératif verse un don d’au moins 6 centimes d’euro à une association partenaire de votre choix. Comme dans le cas d’un compte courant classique, vous disposez également d’un chéquier et pouvez gérer votre compte en ligne. Si vous voulez en savoir plus sur les projets actuellement soutenus, faîtes donc un tour par ici. 
  • un livret Agir : votre épargne reste disponible à tout moment. Cette option vous permet de partager 50 % de ses intérêts avec une association partenaire (liste disponible ici). Cependant, vous ne pouvez pas ici émettre de préférence sur ce que financera votre épargne.

Points positifs :

  • Vous pouvez ouvrir d’une pierre deux coups un compte courant et un compte épargne (mais il est aussi tout à fait possible d’ouvrir uniquement un compte courant Agir ou uniquement un compte épargne).
  • Uniquement pour le compte courant, vous pouvez orienter comment la banque va utiliser votre argent.
  • Un service client vraiment pas à la hauteur, qui ne vous rappelle pas et galère un peu à vous apporter une réponse. J’aurais pu mettre ça sous le coup de « pas de chance », mais cela semble se confirmer par quelques ami.es.

Points négatifs :

  • Le Crédit Coopératif appartient à la Banque Populaire. In fine, vous soutenez une banque qui n’est pas pointée du doigt pour son exemplarité.
  • Un de mes amis ayant de faibles revenus s’est vu refusé l’ouverture d’un compte courant sans que la raison lui soit ouvertement donnée. Apparemment, la volonté d’Agir n’est pas accessible à tous et toutes.
  • Le Crédit Coopératif explique sur son site que votre épargne ne dort pas et sera prêtée à ses clients, dont la banque précise qu’ils sont « majoritairement acteurs de l’économie sociale et solidaire ». Ce qui veut aussi dire qu’ils ne le sont pas tous, et nous ne pouvons savoir où va notre argent exactement. En ce sens, elle est moins éthique et transparente que la Nef.
  • Il faut plusieurs mois et être physiquement présent en France pour ouvrir un compte directement en agence. Cela pose un problème si vous n’habitez pas en France.
  • Pour le compte courant, le Crédit Coopératif ne dispose pas du système onéreux de l’envoi d’un sms pour confirmer un achat en ligne. A la place, c’est un lecteur sésame qui génère un code. Ce qui est un peu moins pratique que le code sms puisque vous devez avoir votre lecteur sésame avec vous lors de l’achat.

Pour en savoir plus : https://www.credit-cooperatif.coop/ (rubrique « Essentiel Agir »)

 

Compte Nickel : « le compte sans banque » (enfin… lisez ci-dessous)

Le compte Nickel a été lancé en 2014 en rébellion contre le système bancaire et se veut être « un compte sans banque ». N’importe qui peut donc ouvrir un compte chez un des buralistes partenaires, et ce, sans conditions de revenus. Ses maître mots : Universalité, Simplicité, Utilité, Transparence.

Sur le papier, c’est vraiment super. J’étais d’ailleurs tellement séduite que j’ai ouvert un compte chez eux l’an passé. Malheureusement (gros gros soupir), il y a un mois, BNP a racheté le Compte Nickel. Officiellement, c’est pour étendre le réseau de buralistes partenaires et offrir ainsi un meilleur service client. Mouais. Pour un organisme dont l’intérêt et l’argument de base étaient justement de sortir du giron des banques traditionnelles, c’est un peu du foutage de gueule. Je le laisse néanmoins dans cette liste car, même s’il ne représente pas une solution complètement éthique, il reste une alternative « moins pire » pour qui recherche un compte courant de base.

Points positifs :

  • Une belle initiative pour permettre l’accès à une carte bancaire aux foyers le plus modestes ou ceux en situation d’interdit bancaire.
  • Une ouverture extrêmement simple et rapide : il suffit de 20 euros, un numéro de téléphone portable et une pièce d’identité, pour ressortir 5 minutes plus tard avec sa carte de paiement et son relevé d’identité bancaire
  • Les dépôts d’argent ne se font pas dans une banque, mais chez le buraliste, à qui Nickel reverse une commission pour chaque dépôt. Un moyen de soutenir ces commerces locaux (et une source de revenus plus éthique que le tabac ?)
  • Une interface en ligne simple et intuitive qui permet une gestion de son compte à distance sans problème
  • Un euro par retrait, quel que soit le montant, partout dans le monde. Très pratique pour ceux et celles qui voyagent beaucoup ou vivent à l’étranger.

Points négatifs :

  • A 1 euro de frais par retrait, cela peut aussi vite saler l’addition si vous retirer 20 euros par 20 euros.
  • Cela peut s’avérer contraignant si n’avez pas de buraliste partenaire à proximité de chez vous.
  • Vous soutenez au final la BNP, une des banques avec le plus de casseroles sur le dos (#EvasionFiscaleBonjour). De plus, même si Nickel affirme que ce rachat n’interfèrera pas avec ses principes de fonctionnement et ses valeurs fondatrices, on est légitimement en droit de se poser la question des conséquences à moyen et long termes de cette perte d’indépendance.

Pour en savoir plus : https://compte-nickel.fr/

Bien sûr cet article n’a pas pour but d’être exhaustif, alors n’hésitez pas à me dire en commentaires si vous connaissez d’autres banques reconnues pour leurs démarches éthiques.

Et vous, chez quelle banque êtes-vous ? Seriez-vous prêt.e à changer pour une banque plus en adéquation avec vos valeurs ? Quoiqu’il en soit, j’espère que cet article vous aura intéressé.e, appris quelque chose et fait réfléchir.

Défi #ConsommationResponsable: opter pour une #banque éthique. Click To Tweet

Sources:

 

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13 Comments

  1. 1
  2. 3
    • 4

      merci! Oui exactement! on pense à son portefeuille et ses achats mais pas à ce que les banques font de notre argent. Du coup, est-ce que l’article de fait réfléchir sur un potentiel changement de banque?

  3. 5
  4. 8

    Hello 🙂
    J’ai ouvert un livret chez la Nef, et j’ai décidé de donner 20% de mes intérêts à tous types de projets.
    Je regrette qu’il n’y ai pas encore de compte courant ouvert à tous, il me semble que c’est en prévision et qu’actuellement seul.e.s les ancien.ne.s clients (pro en général) peuvent en souscrire un. Mon CC est chez une banque en ligne, la moins chère mais surement une des moins éthique…
    En tt cas, maintenant que j’essaye d’épargner au mieux, j’apprécie que mon argent dorme mieux ou soit utilisé à bon escient 😀
    Je ne connaissais pas du tout le Compte Nickel, c’est bien triste qu’il ait été racheté par la BNP.

    A tout bientôt

    • 9

      C’est chouette Camille que tu sois chez la Nef 🙂 moi aussi, je me sens mieux depuis que j’y ai placé quelques sous! J’attends comme toi avec impatiemment le lancement de leur offre pour un compte courant. Ca fait depuis 2015 qu’ils en parlent (au moins!), j’espère que ce sera pour bientôt!

  5. 10

    Super article, merci d’avoir éclaircit tout ça ! =)
    J’en profite juste pour signaler que la « calculette » (=lecteur sésame) du crédit coopératif est vraiment très facile à utiliser. Il suffit juste de penser à l’emporter quand on part en vacances et qu’on risque de faire des achats par internet…

    • 11

      Merci Nat pour cette précision! Du coup le lecteur sésame marche bien même à l’étranger? Tu reçois un code sur ce lecteur là? En gros, comment ça marche? IL serait peut-être utile que j’éclaire un peu plus dans l’article 🙂 Es-tu du coup aussi au crédit coopératif pour ton épargne?

      • 12

        Le lecteur sésame fonctionne sans problème à l’étranger. En fait lorsque l’on achète un produit sur internet, après avoir donné le numéro de carte puis validé la transaction, on est redirigé vers une page demandant 8 chiffres. Il suffit alors de mettre la carte dans le lecteur, appuyer sur une touche puis faire son code et ensuite on obtient les chiffres. Plus rarement pour certaines opérations (enregistrer un nouveau bénéficiaire pour un virement par exemple) il faut appuyer sur une autre touche et renseigner 8 chiffres avant d’avoir les 8 chiffres par le lecteur.
        Je suis actuellement au crédit coopératif pour mon épargne (livret agir) et un compte courant et malgré mes faibles revenu je n’ai jamais eu de soucis 🙂
        J’espère avoir été clair concernant le lecteur sésame qui est vraiment une « machine » intuitive et qui selon moi ne doit pas être un frein pour aller dans cette banque 😉

        • 13

          Merci Natan pour cette précision très utile, je vais rectifier dans l’article. Je suis d’accord avec toi, ça ne devrait pas être un frein, même si ça reste moins pratique que le code sms. Dans mon cas, je n’ai pas pu l’ouvrir car il fallait être physiquement présent pour l’ouverture du compte en agence, et cela demandait un délai de 3 mois. De l’étranger ce n’était donc pas possible. A mon retour définitif en France, je pense passer chez eux 🙂

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