5 métiers improbables en Inde

Des petits boulots, en Inde, il y en a à la pelle. Très probablement une conséquence du système D pour gagner de l’argent comme on peut. Du vendeur de bananes au gonfleur de pneus en passant par le vendeur de thé (prononcez « chay ») au coin de la rue, ce ne sont pas les opportunités qui manquent. Mais certains métiers surprennent plus que d’autres, des métiers que je n’ai vu ça qu’en Inde (non pas que j’ai voyagé dans tous les pays du monde, mais j’ai eu la chance de bouger à droite à gauche). Mon top 5, le voilà :

  1. DabbawalaLes dabbawalas

Vous en avez sûrement entendu parler, notamment si vous avez vu le film « The LunchBox » (super film soi dit-en passant!).  Les dabbawalas sont les « livreurs de dabbas » (les dabbas sont des tupperware en métal qui se superpose les uns aux autres). Chaque jour, 5000 dabbawalas livrent des centaines de milliers de repas à travers Mumbai, toujours à l’heure, avec une marge d’erreur infime de 1 sur 1 million, et tout ça … sans ordi, juste avec des codes couleur! Le lendemain les dabbawalas récupèrent le dabba sale et livre le nouveau, et ainsi de suite. Un système si impressionnant que des gens d’Harvard sont venus l’étudier. Pour en savoir un peu plus, c’est par ici. Leur dernière initiative en date « Share my Dabba » permet de nourrir les enfants des rues avec les restes des repas livrés, à l’aide d’un simple sticker.

 

  1. Le loueur de pèse personne

Pas de balance à la maison ? Pas de problème. Pour quelques roupies vous pouvez vous pesez en pleine rue sur la balance du Monsieur qui met à disposition la sienne. Pensez juste à bien enlever vos chaussures !

 

  1. Le gardien des « ladies’ coach »

Ladies-coach-of-local-trainLes compartiments des trains à Mumbai sont séparés : femmes d’un côté, hommes de l’autre. Si les femmes peuvent monter dans les wagons hommes, l’inverse est interdit, au risque de se faire jeter dehors comme un malpropre par une poignée de femmes en colère.

Du coup, après une certaine heure, lorsque les wagons femmes sont peu remplis, il y a des gardiens qui assurent la sécurité des femmes à bord pendant leur trajet. Rassurant certes, mais triste de se dire qu’on doive en arriver là pour que les femmes se sentent en sécurité en Inde (et encore, Mumbai est plutôt très safe de ce côté là).

 

  1. Le vendeur de barrettes

Généralement il vend des barrettes, mais ça peut être autre chose aussi (élastiques, chouchous, sacs, pochettes, you name it). Par contre, c’est toujours la même méthode : il monte dans le wagon, crochète sa marchandise au milieu des sièges de manière à ce qu’elle pivote sur elle-même, crie quelques mots, annonce son prix, récolte la monnaie, puis va crocheter sa marchandise dans le wagon suivant. En 5 minutes chrono, emballé, c’est plié.

 

  1. Le monsieur de l’ascenseur

Lui, je sais pas comment l’appeler. Sa seule fonction est d’appuyer sur le bouton de l’ascenseur. Et il ne se trompe jamais ! J’en avais certes déjà vu dans les hôtels, mais en Inde, il y en a aussi dans les immeubles résidentiels et sur le lieu de travail. Avec ma vision occidentale des choses, je trouvais ça vraiment inutile en arrivant ici. Je peux quand même appuyer sur le bouton du 3ème étage moi-même, merci bien. Dans le même genre de métiers que j’avais catalogué comme carrément contre-productif : le monsieur dont la seule et unique mission est de faire le lien entre le gars qui prend ta commande au resto et celui qui tient la caisse, même si ces 2 là sont à 2 mètres l’un de l’autre. Donc le trajet de mon billet passe dans les mains de 3 personnes : un 1er qui prend ma commande, qui le donne à un autre gars, qui le donne ensuite à un 3ème gars qui tient la caisse pour récolter la monnaie. Puis la monnaie suit ensuite la trajectoire inverse. 3 personnes à 2 mètres d’intervalles. Ça surprend …!

Bon après j’ai un peu changé d’avis sur le sujet. Non pas que je trouve que cette personne apporte une plus-value de dingue, mais ça crée des emplois, ne fait de mal à personne, et ma foi, dans un pays surpeuplé tel que l’Inde, pourquoi pas après tout ?

 

Et vous, des métiers qui vous ont surpris à l’étranger?

 

La carotte masquee

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