De l’impossibilité d’être 100% vegan (mais de la nécessité d’essayer)

Quand je dis aux gens que je suis vegane, il y en a toujours un dans le lot qui va soudainement se sentir investi d’une mission divine consistant à me « coincer » sur un point, pour me montrer que « non, vilaine menteuse, tu vois que t’es pas végane ».

100% veganEt bien je le dis haut et fort pour éviter tout malentendu : en France, au 21ème siècle, il n’est effectivement pas possible d’être 100% végane, tellement le système est imprégné jusqu’à la moelle par l’exploitation animale. On ouvre une porte sur l’exploitation animale et ce sont 10 autres qui s’ouvrent ensuite. Plus on avance, plus la liste s’allonge des produits ou services qu’on pensait véganes mais ne le sont en fait pas. Ça ne sert donc à rien d’essayer de trouver une faille au végane même le plus exemplaire d’entre tous, vous gagnerez toujours. Et pour cause :

 

 

On peut se tromper.

J’ai comme ça pris, lors d’un buffet, un amuse bouche qui ressemblait à tout casser à du caviar d’aubergines. J’ai vite compris qu’en fait c’était quelque chose au poisson. D’habitude je demande, mais là, cette fois-ci j’étais sure de mon coup et je me suis trompée. Ca arrive.

 

On peut avoir gardé des affaires non-véganes.

Quand je suis devenue végane, s’est posée la questions « que faire de mes chaussures ou sacs en cuir achetés avant? De mes produits de beauté testés sur les animaux ? ». Qu’on s’entende: il n’y a dans ces cas pas de contribution directe à l’exploitation animale dans le sens où les produits en question ont déjà été achetés; cependant certains véganes ne supportent plus de les porter ou les utiliser. D’autres décident de les user avant de racheter le même produit en version végane, puisqu’en quelque sorte « le mal est déjà fait« . Malheureusement, cette explication n’est pas acceptable pour de nombreux non-véganes qui y voient quand même une preuve de faillibilité. Combien de fois ais-je entendu que « ouais tu manges pas de viande mais t’as un sac en cuir, bah bravo ». Et je peux comprendre que de prime abord, cela prête à confusion.

 

On peut consommer de l’huile de palme.

Elle est présente dans pleins de produits véganes. Or la production d’huile de palme est un facteur majeur de déforestation, et tue donc de nombreux animaux en détruisant leur habitat naturel. Indirectement, consommer de l’huile de palme est donc responsable de la mort d’animaux, tout comme consommer du lait est responsable de la mort de veaux finalement. Personnellement, si je privilégie lors de mes achats des produits sans huile de palme, je ne vérifie pas systématiquement que les produits que je consomme en sont exempts.

vegan-huile de palme

On n’est pas forcément au courant.

L’exploitation animale se trouve parfois dans des produits insoupçonnés, comme par exemple les truffes… Car pour trouver les truffes, il faut des « truffiers » qui vont les démasquer, et ce sont soit des cochons, soit des chiens qui s’y collent. Dressés pour ce seul but, et pas toujours bien traités.

Pareil pour le vin. On serait tenté de penser que le vin est végane: après tout, ce sont des raisins écrasés, non? Que nenni les amis ! Des ingrédients pour le moins inattendus interviennent dans son processus de fabrication, avec des petits noms tous plus sympas les uns que les autres : l’albumine (blancs d’œufs), la caséine (protéine de lait), la gélatine (issues de la peau ou les os de bœuf ou de porc) et surtout ma préférée : la «colle de poisson», cette dernière permettant d’agglomérer les éventuels résidus et dépôts qui se forment afin de les enlever ainsi plus facilement. Pour que le vin soit végane, il faudrait donc qu’il soit soit collé à la bentonite, soit pas collé du tout. Or la méthode de collage n’est pas toujours indiquée sur l’étiquette, et je doute que votre hôte sache répondre à la question « dis moi, ton vin, il a été collé à la colle de poisson ? ». Bon à savoir tout de même : le vin casher est végane. Il existe également une appli bien pratique : Le Barnivore.

vin-vegan

On pourrait toujours se rabattre sur une petite bière. Mais c’est pas plus glorieux que le vin : de nombreuses brasseries utilisent des produits d’origine animale dans le processus de brassage, et on retrouve ainsi nos amis albumine, caséine et gélatine, et on ajoute à ça l’ichtyocolle, obtenue à partir de vessie de poisson. Une liste des bières véganes est disponible ici.

 

On n’a pas de pouvoir divin pour deviner les choses.

Parlons légumes. A priori on devrait être en territoire sûr là. Et bien non apparemment, à en juger par de récentes révélations sur les « arômes naturels » utilisés par Bonduelle et Cassegrain dans leurs légumes surgelés qui contenaient des arômes de viande. C’est sûr, fallait y penser.

Encore plus #wtf, dans ce TedX, Christien, qui a enquêté plusieurs années sur ce qu’il advenait des cochons, nous explique qu’elle a dénombré pas moins de 185 produits dans lesquels on pouvait retrouver du cochon, comme par exemple de la peinture, de la porcelaine ou des cigarettes.

 

On doit parfois faire preuve de pragmatisme, surtout hors de chez soi.

Le savon dans les toilettes du resto a-t-il été testé sur des animaux? La cire utilisée par mon esthéticienne est-elle végane? Les sièges de ce taxi sont-ils en cuir? Et quid du canapé des beaux-parents? Autant de questions que je me suis posée et face auxquelles j’ai un comportement relativement pragmatique: si la cire utilisée dans un salon de beauté n’est pas végane, j’en chercherais un autre. En revanche, je ne vais pas changer de taxi si par malheur il arrivait que celui dans lequel je monte ait des sièges en cuir.

Sans aller jusque là, une situation qui m’est arrivée plusieurs fois: commander un plat « version vegane » (par exemple des pâtes arrabiata sans fromage), mais qui, parce que la personne en cuisine a probablement oublié, arrive quand même miraculeusement avec du fromage. Là, deux choix s’offrent à moi: soit je le renvoie et demande un nouveau plat sans fromage en sachant que le premier va probablement finir à la poubelle. Soit je fais preuve de pragmatisme et accepte le plat qu’on me sert. Il n’y a pas de solution parfaite, et chacun réagira différemment dans un cas comme celui-ci. Mais dans un cas comme dans l’autre,  j’ai contribué à ce que du fromage soit consommé alors que ce n’était pas mon intention première.

 

On regarde des films et des séries.

Même s’il est encourageant de voir que de plus en plus de films font appel à des images de synthèse pour recréer des animaux (comme c’est le cas pour Tarzan ou le Livre de la Jungle par exemple), Hollywood a encore recours à de nombreux animaux pour les tournages. Cela avec des conséquences parfois mortelles, et même malgré l’apposition du très controversé label « No Animals were harmed » au générique de fin.

Par exemple, saviez vous que 27 animaux seraient morts sur le tournage de The Hobbit? Que le tigre Richard Parker a failli se noyer dans une scène de The Life of Pi? Que la mort d’un cheval sur le tournage de Cheval de Guerre a été dissimulée car c’était Spielberg? (pour aller plus loin, vous pouvez lire cet excellent article – en anglais).

Donc à moins de boycotter tous les films comportant des animaux, nous contribuons (de loin certes, mais contribuons quand même) à cette pratique dès que nous achetons une place de ciné pour un film n’ayant pas exclusivement fait appel à des images de synthèse (CGI -computer generated imagery- en anglais).

No animals were harmed

On prend des médicaments.

Le plus gros problème du vegan des temps modernes à mon avis. De la pilule, au Doliprane, en passant par les vaccins et l’homéopathie (certaines gellules utilisent du lactose), si on veut se soigner 100% vegan, ça devient vite très compliqué car la grande majorité des médocs en pharmacie a soit été testée sur animaux, soit a des composants animaux (ex : capsules en gélatine). Alors que faire, on ne se soigne plus ? Dans le cas d’un rhume pourquoi pas, mais si on doit partir à l’étranger où un vaccin est obligatoire, ou si on nous découvre un cancer, c’est une toute autre affaire. Il reste les médecines alternatives, mais cela suppose d’être ouvert à ces pratiques et de s’y connaître un minimum. Bref, en attendant qu’une autre recherche médicale se généralise, les alternatives sont très rares.

 

On tue forcément des insectes.

J’ai jamais aimé les insectes, et depuis que je suis végane, je les mets dehors alors qu’avant je les écrasais sans vergogne. Mais si un moustique est en train de me piquer, je ne vais pas le laisser faire par bonté d’âme sous prétexte que je suis végane. Et si on pousse le raisonnement plus loin, ça m’arrive sûrement de marcher sur une fourmi ou d’avaler une limace sur une salade mal lavée (d’ailleurs on ingurgiterait à notre insu 500 grammes en moyenne par an, dissimulés dans les fruits, les confitures de framboise, les farines ou le pain, dixit wikipédia). Cela ne m’empêche pas de dormir sur mes deux oreilles, puisqu’il n’est pas question ici de contribuer à encourager et financer l’exploitation animale.

vegan moustique la carotte masquee

On paie des impôts.

Alors là, qu’on le veuille ou non, personne n’y échappe à ce point là. Nos impôts financent le budget du ministère de l’agriculture (4,7 milliards d’euros pour 2015 quand même) ou la recherche médicale. Et ouais, ça fait quand même sacrément mal aux fesses de se dire que mes impôts ont peut-être servi à subventionner la ferme des 1000 vaches ou à torturer des chimpanzés et des souris dans des labos. Rien que ce point là fait que même quelqu’un qui fait super gaffe, décrypte les listes d’ingrédients à la loupe, ne boive pas d’alcool, ne prenne pas de médocs… ne peut pas être 100% végane.

 

On ne maîtrise pas la chaîne de production.

Même sans consommer de cuir, ni laine, ni soie, ni fourrure, on ne peut pas être absolument sûr que notre t-shirt en coton, n’a pas nécessité l’utilisation d’un animal à un moment ou à un autre dans la chaîne de production. Par exemple dans les petites exploitations équitables où les producteurs travaillent avec des animaux pour le transport ou la traction, c’est tout à fait plausible qu’un âne ait été utilisé pour transporter telle ou telle matière première. Cet exemple est complètement hypothétique et a uniquement vocation à souligner le fait que dans notre consommation, qu’elle soit vestimentaire ou non, on ne peut jamais être sûr qu’un animal n’ait pas été utilisé quelque part dans la chaîne de production.

Pourquoi il est impossible d’être 100% vegan (mais qu'on devrait quand même essayer) Click To Tweet

 

Cette liste n’est pas exhaustive, on pourrait certainement multiplier les exemples. Son but est seulement de montrer qu’à l’heure actuelle c’est effectivement impossible pour quelqu’un d’être 100% végane, même avec la meilleure volonté du monde, le plus souvent par manque d’information ou de transparence des produits consommés ou services utilisés.

Est-ce pour autant une raison pour ne pas faire au mieux ? Non. Jeter l’éponge sous prétexte que c’est infaisable, c’est un peu comme un sportif qui refuserait de s’entraîner sous prétexte qu’il ne réussira jamais une épreuve (oui cette comparaison est un peu foireuse, je m’en rends compte mais je la mets quand même).

Alors oui, c’est sûr, un monde végane, dans une société où l’exploitation animale est la norme, ce n’est pas pour tout de suite. Néanmoins, en achetant et promouvant des produits et services véganes, on contribue à s’en rapprocher, par le jeu de l’offre et la demande. Il est donc crucial de continuer et de faire au mieux, malgré la frustration que peut entraîner la lenteur du changement environnant ou la difficulté à trouver des alternatives véganes dans la vie de tous les jours.

 

La carotte masquee

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23 Comments

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  3. 5

    Merci pour cette article ! C’est vrai que c’est un réel casses-tête de faire au mieux au quotidien, car notre société est profondément spéciste… Se pose aussi la question de l’engrais animal utilisé même dans l’agriculture biologique de fruits et légumes… L’usage de pesticides de façon général (même en bio !) etc. Mais il faut d’accrocher, je pense, au fait que 98% des animaux tués le sont pour l’alimentation. Go vegan donc, même si cela ne veut pas dire devenir parfait 😉

  4. 9

    Alors c’est bien, mais en fait non. Personnellement je contourne absolument tous les points que tu cite. ET EN PLUS, les 90% sont justement des points auxquels tout bon vegan doit faire attention. Dans cet article c’est dit comme si « On fait telle chose », mais non, on ne fait pas forcément.

    On peut se tromper – Oui, mais c’est dans les débuts et avec l’expérience on apprends à ne pas se tromper.

    Ont peut avoir garder des affaires d’avant la transition – D’accord, mais ce n’est pas le fait de POSSEDER, mais de CONSOMMER qui n’est pas vegan, c’est pas parce que l’on porte du cuir que l’on est pas vegan, et même si on rachètes à quelqu’un quelque chose de non vegan, tant que l’argent dépensé ne va pas dans l’industrie non-vegan, alors c’est vegan.

    On peut consommer de l’huile de palme – Non, parce que l’huile de palme est considérée comme non-vegan, donc on n’en consomme tout simplement pas.

    On n’est pas forcément au courant – C’est pour ça que tout vegan doit se renseigner sur les produits qu’il consomme pour vérifier qu’ils soient vegan et si certaines chosent possiblement non vegan ne peuvent pas précisées par les industries, alors on ne consomme juste pas.

    On nous prends pour des pigeons – Non, la encore un vegan doit vérifier avant de consommer.

    On ne pense pas à tout – Eh bien si, justement, on doit penser à ce genre de choses.

    On regarde des films et des séries – Oui et non, déjà on n’est pas obligé, ensuite on peut très bien racheter les films à des gens ou on peut se les faire prêter si le copyright n’y autorise pas, ou même en streaming etc, si l’argent ne retourne pas à l’industrie c’est pareil que pour les vêtements ça reste vegan.

    On prends des médicaments – Non pas forcément, rien que sans être vegan beaucoup de gens refusent de prendre des médicaments, énormément de gens se soignent par des méthodes plus traditionnelles et naturelles.

    On tue forcément des insectes – Bah désolé mais encore une fois non non non et non, un vegan il le laisse tranquille le moustique qui le pique c’est tout ! On ne va surtout pas le tuer enfin ! C’est le principe premier du veganisme. Pareil on doit faire attention à ne pas écraser d’insecte et on doit vérifier sa nourriture aussi les légumes et les fruits, avant de les manger.

    On paie des impôts – Ehm tout le monde ne touche pas forcément un smic, donc pas forcément.

    On ne connait pas l’origine des produits qu’on consomme – Et justement, il ne faut pas hésiter a contacter les industries et comme dit plus haut si des précisions ne peuvent être apportées alors on ne consomme pas.

    Voilà je parais surement embêtant, mais c’est ça être vegan, ce n’est pas quelque chose qu’on dit comme ça parce qu’on aime les animaux. C’est un mode de vie et ce n’est pas pour rien que s’en est un, ce n’est pas quelque chose que l’on prends à la légère.
    Je pense que cet article est parti d’une bonne intention mais malheureusement tu peux arrêter de te considérer comme vegan au vu des arguments ici tu n’en a pas du tout la mentalité et si c’est ce que tu recherches tu est totalement à coté de la plaque, mais je salue quand même l’initiative parce que c’est toujours bien mieux que de ne pas se sentir concerné.
    Mais j’espère en tout cas que l’article aura pu aider des futurs vegan ou vegan débutants qui ne sont pas forcément au courant de tout ça.

    • 10

      Bonjour,
      L’article a pour but de montrer justement à quel point le véganisme va au delà de l’habillement et de la nourriture. Peut-être ne t’a-t-il pas aidé puisque tu es déjà bien au courant, mais ce n’est pas le cas de beaucoup qui sont en transition et peuvent ne pas savoir que tel ou tel secteur participe directement ou indirectement à l’exploitation animale. La liste est sans fin et s’allonge à mesure de tel ou tel scandale ou information qui paraît. Par exemple pour les légumes Bonduels, a priori personne ne pensait qu' »arômes » englobait « arômes animales ». Il a fallu un article de Vegactu pour nous informer. Si tu écris à toutes les marques pour double-checker la LI, je t’en félicite, mais j’imagine que tu as conscience que ce n’est pas le cas de 99% des vegans qui se basent sur des informations déjà existantes et rendues disponibles par des associations / media, etc. Les scandales cependant continueront, comme récemment OneVoice qui expliquait que les noix de coco utilisaient des singes (http://one-voice.fr/fr/blog/le-label-one-voice-prend-de-la-fibre.html), c’est donc effectivement à nous de rester au fait des produits qui contribuent à exploiter des animaux, et donc de les rayer de notre consommation.

      Pour les insectes, le cas du moustique est tout de même à part, puisque dans les régions tropicales il est porteur de malaria et dengue, des maladies qui tuent des millions de personnes chaque année (c’est la cas en Inde où je vis par exemple). Tu peux considérer que c’est une manière pour la nature de rééquilibrer l’écosystème, mais personnellement je ne veux pas mettre ma vie en danger pour cela.

      Pour les médicaments, je te rejoins et c’est ce que je dis dans l’article. Autant privilégier d’autres moyens de se soigner, c’est clair! Néanmoins lorsqu’il s’agit de maladies « graves » (cancer, etc), la problématique est plus complexe. L’ignorer est naïf de ta part, et si un jour tu as une maladie grave, je ne suis pas sure que tu tiennes le même discours.

      Quant aux impôts, d’une la TVA est un impôt qui s’applique à tout le monde, smicards ou non. Donc si, tout le monde paie des impôts. De deux, tu donnes cet exemple juste par esprit de contradiction ou quoi? Es-tu assez campé sur tes positions pour ne pas reconnaître que la plupart des gens paient des impôts sur leurs revenus?!

      Je te remercie d’avoir partagé ton point de vue, même si je pense que tu aurais pu t’abstenir de juger sans connaître. Par exemple quand tu dis « tu peux arrêter de te considérer comme végan », je pense que cette remarque revient à dire « je suis un meilleur végan que toi ». Non seulement tu ne me côtoies pas au quotidien donc cela me paraît difficile pour toi d’en juger, mais par ailleurs cette course à la pureté morale me paraît contre productive dans un combat où nous avons besoin de toutes les bonnes volontés pour défendre les animaux non-humains.

      Bonne journée
      Aurélia

    • 11

      Et bien en ce qui concerne les médicaments, le jour où tu auras un cancer ou une maladie grave (hépatite, SIDA, etc.), ce que je ne te souhaites pas, essayes de te soigner avec des huiles essentielles et des feuilles, ça va pas très bien marcher hein.

      Nan mais sérieux « super vegan » redescend sur Terre, dans la réalité véritable là où les gens ont aussi des problématique de survie en plus d’être vegan.

    • 13

      Le véganisme, c’est viser la fin de l’exploitation animale pour notre bénéfice. Tuer un moustique, ce n’est pas de l’exploitation, c’est un réflexe défensif. Il ne s’agit pas de se mettre en tête que « toute vie est sacrée » ou je ne sais quoi. Ta réaction est tellement caricaturale à la limite de l’absurde que je me demande si elle est même à prendre au premier degré…

    • 14

      Ahah!!! Tu ne payes pas la tva non plus ?? Et si un chien enragé se jette sur toi tu le laisses te mordre sans te défendre ? Quel idiot suffisant tu fais mon pauvre, tu n’es pas « embêtant » tu es ridicule avec tes leçons à deux balles. Et écrire le français correctement aussi c’est vegan ok? Je viens de le décréter !

  5. 16

    Il m’arrive encore de consommer des produits d’origine animale (viande, poisson), mais seulement ceux que mes parents me proposent (produits récupérés par eux-mêmes qui étaient normalement destinés à la destruction), mais j’ai décidé de ne plus jamais acheter de viande où que ce soit depuis des mois, sauf du fromage, des oeufs bio et du poisson (arf, pas bien, vous pas taper), mais je me dis que c’est déjà un bon début. J’ai toujours préféré le coton niveau textile à tout autre matériaux pour mes vêtements. Je privilégie un max les produits d’entretien fait-maison mais je ne supporte encore niveau dermato que les savons à base de lait d’ânesse (savon local où les bêtes sont bien traitées). Bref, je tente doucement de glisser vers une consommation plus respectueuse des animaux, mais j’ai conscience que c’est pas encore ça. Au fait, merci merci pour la liste des bières végan, je ne savais pas pour le vin et la bière, je sais quoi prendre maintenant sans me priver d’un de mes petits plaisirs ! ^^

    • 17

      Je t’en prie Godzilla Zébré 😉 Ravie que l’article ait pu t’être utile.
      Bravo pour ta démarche! Je crois qu’à partir du moment où il y a eu prise de conscience et que l’envie de modifier ses habitudes est là, le principal est fait, car il est rare de faire marche arrière. Même si la transition prend plus ou moins de temps en fonction des personnes. Nous n’avons pas les mêmes facilités / difficultés face au changement, et je suis convaincue que chaque ajustement compte; il n’y a pas de « petites économies » comme on dit! Alors sois fier de cette prise de conscience et ce début de cheminement, et motivée pour la suite! Tu verras au fur et à mesure de ton cheminement qu’au final, pour chaque chose que tu voudras changer, l’offre végane s’étoffe de plus en plus et te permettra de trouver des alternatives sans te priver, j’en suis sure 🙂

  6. 18

    Je me posais justement la question hier, et aujourd’hui je tombe sur ton article!
    Pour avoir un ami vegan, j’étais au courant pour la bière par exemple, mais je ne pensais pas que certaines entreprises seraient assez sournoises pour mettre des arômes de viande dans des légumes… Pour ma part j’ai arrêté de consommer des surgelés mais je mange encore beaucoup de produits transformés et je me rend compte que ce n’est pas toujours évident de vérifier par manque d’informations (et puis ça prend du temps si on doit suspecter chaque produit!).
    En plus, on ne maîtrise pas systématiquement ce qu’on consomme (comme l’électricité) à moins d’autoconsommer…
    Je pense qu’on peut aller très loin dans le raisonnement mais comme tu le dis, même si ce n’est pas parfait on peut déjà faire mieux.
    En tout cas je suis admirative devant ton sang-froid face à certains commentaires 🙂

    • 19

      Il y a tellement de colorants et additifs dans les produits transformés, c’est effectivement loin d’être évident! Ophélie Véron dans son dernier livre Planète Vegane, en fait justement la liste exhaustive, et ça fait peur de voir le nombre ayant recours à des POA…
      Effectivement, on peut aller très loin dans la reflexion! Je pense que le véganisme est une des manières de respecter le vivant, mais n’est pas suffisante. C’est notre consommation dans sa globalité qui devrait être revue pour être plus responsable. Puisque à part être mort.e, on a forcément un impact sur la planète! Après à chacun.e de faire son cheminement pour que cet impact soit le moins néfaste possible 🙂

      ps: oui, pas simple tous les jours ! On s’y fait, même si c’est jamais agréable de lire des propos insultants. Les personnes qui les écrivent ont tendance à oublier que derrière un écran, il y a une « vraie » personne avec des émotions. Heureusement, la plupart des commentaires que je reçois sont bienveillants, comme le tien 🙂

  7. 20
  8. 22

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